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Arnaud De puyfontaine
Chairman of the Management Board & CEO, Vivendi

Tribunes reçoit Arnaud de Puyfontaine

🎥 Jul 21, 2023 📺 Tribunes ESCP ⏱ 70m
Tribunes reçoit Arnaud de Puyfontaine, président de Vivendi et diplômé de l'ESCP pour répondre aux questions de Clémence ...
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About Arnaud De puyfontaine

Arnaud de Puyfontaine, Chairman of the Management Board and CEO of Vivendi, has continued to articulate the group’s strategy of consolidation and convergence in the media and entertainment sector. In a July 2025 interview, he discussed the role of large digital platforms, stating that 80% of the advertising market has been absorbed by Google and Meta, which he described as a fact with consequences for media financing. He also addressed perceptions of bias in media, saying that the group’s position is to try to rebalance the debate. In 2023, he defended Vivendi’s acquisition of Lagardère, describing it as an economic and entrepreneurial project, while acknowledging that the group had to sell assets such as Gala and Editis to satisfy European competition concerns. He characterized the deal as making the group a “first-quality group” with 53 publishing houses. De Puyfontaine has also emphasized Vivendi’s focus on content quality and paid models. In a 2016 interview, he stated he is a “true believer in paid content,” arguing that “if you pay peanuts you get monkeys.” He has described Vivendi’s transformation from a holding company to an operating company, aiming to make the group “much greater than the sum of its parts.” In 2017, he dismissed speculation about his role at Telecom Italia as “completely disconnected from reality” and affirmed Vivendi’s respect for regulations. He has also spoken about the need for media groups to control their own destiny in relation to digital platforms, warning that relying solely on platforms like YouTube or Google risks becoming “slaves.”

Source: AI-verified profile updated from Arnaud De puyfontaine's recent appearances. Browse all interviews →

Transcript (70 segments)
A
Arnaud De puyfontaine0:00
Euh, une capacité de pouvoir avoir une masse critique, de pouvoir avoir effectivement un environnement qui permette de créer les conditions qui sont les conditions de l'exercice du métier journalistique, qu'il soit politique, économique, qu'il soit faits divers, qu'ils soient enfin dans tous les différents métiers d'expression de l'information, avec une capacité de pouvoir créer les conditions qui permettent aux hommes et aux femmes qui exercent ce métier de le faire avec la passion qui les caractérise, de le faire avec la rigueur qui les caractérise, et de pouvoir ainsi répondre aux besoins et à l'évolution des utilisateurs que vous êtes et qui portent confiance à telle ou telle source, à telle ou telle journaliste. Et donc on est dans un cercle vertueux. Et cette concentration et cette consolidation, on est dans un monde dans lequel les frontières sont des frontières qui, de par l'impact de la transformation totale des modèles économiques des médias en général, il faut effectivement créer les conditions qui permettent de pouvoir exister dans un marché, dans un monde qui est de moins en moins local et qui est de plus en plus global. J'ai répondu à votre question ? C'est vrai.
I
Interviewer1:14
J'aimerais bien rebondir en fait quand même un petit peu. Puisque effectivement, il y a eu, il y a eu un peu des garde-fous, enfin je pense notamment à la Charte de la déontologie de 2016 qui, justement, permettait de dire aux Français que les journalistes avaient une certaine déontologie qui pouvait et que leurs informations étaient crédibles. Mais il apparaît que ça n'a pas forcément arrangé les choses, comme on le voit dans le sondage Oxfam. Et donc ma question était la suivante : est-ce que vous avez d'autres idées d'éléments qu'on pourrait mettre en place pour prouver encore plus aux Français et remettre enfin, c'est redonner de la confiance surtout, le rapport des Français avec la politique, le rapport des Français avec les médias enfin globalement ? Et c'est pas propre à la France, sachant que la France est tout de même de ce point de vue à quelques exceptions.
A
Arnaud De puyfontaine2:06
Écoutez, moi ce que je fais et l'idée que j'ai, c'est d'avoir la chance et l'honneur qui m'est donné par mes actionnaires, par la vie qui m'a donné la chance de pouvoir participer à la construction d'un groupe Vivendi qui a une grande histoire, qui a eu plusieurs étapes. Et l'équipe avec laquelle j'ai le plaisir de travailler, on est dans le troisième chapitre, chapitre qui n'est cassé début et qui se passe pas mal jusqu'à présent. Et donc moi, les idées que j'ai, c'est quoi ? C'est de créer un formidable groupe qui est un groupe de médias, d'information et d'entertainment, qui est un groupe français à fort ancrage européen et dont l'ambition est une ambition de créer un groupe mondial. Voilà ce que je fais. Vous savez, cet aspect à quoi vous faites référence sur ce sondage Oxfam, je ne connais pas, mais je pourrais vous expliquer l'environnement d'Oxfam et là-dessus vous dire toutes les raisons pour lesquelles peut-être les sources, l'approche, la nature des questions qui sont posées, etc., sont biaisés. Pas dit ? Je ne sais pas ce que je veux dire par là. C'est que on peut effectivement, comment dirais-je, on peut toujours challenger, on peut toujours challenger, on peut toujours remettre en question. Moi les faits sont têtus. Et pour répondre à votre question, la motivation, la motivation qui est la mienne, c'est de dire que il y a des, on a beaucoup de médias dans le groupe : on a des chaînes, on a des chaînes d'information, on a des chaînes de, dans ta têtement, nous avons des livres, nous avons des titres de presse magazine, nous avons des sites internet. Donc, de créer le contexte qui permet d'avoir des centaines de journalistes qui considèrent que travailler dans un environnement et dans un groupe comme celui de Vivendi est une formidable opportunité, parce qu'on est en train d'effectuer d'écrire une histoire. Et cette histoire leur permet d'exercer leur métier avec talent et avec rigueur, et avec un objectif commun qui est de pouvoir effectivement développer ce groupe et l'accompagner dans cette ambition importante que nous avons pour lui. Être partie prenante d'une histoire, et c'est la vraie question, la réponse qui est la vôtre, en tout cas la façon dont je la vis et la façon dont je la mets en scène.
...dont peuvent témoigner deux remarquables amis et partenaires ici présents, Émilie Revel-Benayoun et Laura Légazza, qui travaille dans cette équipe, dont peut témoigner mon ami ici présent. Quel plaisir de te voir, je savais pas que tu serais là ! On a une particule, je vous présente Jean-Daniel Belfond, qui est un formidable entrepreneur. Bravo ! Qui est un éditeur remarquable, qui a créé L'Archipel. C'est un ESCP de formation, bon sang ne serait mentir puisque nous avons, en dehors de notre passion pour l'édition puisque j'ai le grand plaisir de travailler avec Jean-Daniel qui a rejoint le groupe Vivendi à travers sa filiale Editis il y a maintenant deux ans et demi, trois ans, quelque chose comme ça. Trois ans, dans pas trop vite, c'est dingue ! Et nous avons l'un et l'autre beaucoup de points communs. Il est bien meilleur que moi, il a monté sa boîte, etc. Remarquable. Je vous remarque, tout ce qui est Archipel, vous prenez, vous lisez, vous allez vraiment prendre grand plaisir à tout ce qu'il publie. Mais nous avons l'un et l'autre des pères qui ont aussi fait l'ESCP. Moi le mien était promo 64. Elle tient... donc voilà, ça crée effectivement on ita di commandos. Mais donc, nous ne sommes pas une holding. Je vous enlève la question, pardon, j'ai commencé avant même que vous me posiez la question. Mais c'est pas holding, nous sommes un groupe industriel. Et ça, c'est très important. Un groupe industriel. Et avec Yannick, tout ce que nous construisons au quotidien, c'est la capacité de faire en sorte que, dans tous les métiers qui sont les nôtres, nous puissions en termes stratégiques et en termes d'exécution, faire en sorte que chacun des métiers qui sont les nôtres soit des métiers qui se renforcent les uns les autres. Et c'est une sorte d'obsession. J'insiste un tout petit peu là-dessus, vous voyez, parce que c'est un réflexe pavlovien. On a commencé l'aventure il y a 8 ans, la route est longue, la pente est parfois ardue, mais là il y a une sorte de, voilà, de réflexe pavlovien dans un groupe industriel de médias, de communication et d'information.
I
Interviewer7:32
Vous allez me demander complètement changé de sujet et parler du coup du groupe Vivendi avec notamment le rachat du groupe Lagardère. Et cet été, il y a une question concernant la fusion entre les plus grandes maisons d'édition française, Hachette, qui s'est finalement pas fait. Et je voulais vous demander si cette fusion avait eu lieu, n'aurait-elle pas été une menace pour le monde de l'édition, avec notamment un lissage culturel ?
A
Arnaud De puyfontaine7:57
J'adore, j'adore. Alors, merci de me donner l'occasion de remettre un tout petit peu les choses en place et de clarifier la situation. D'abord, nous sommes rentrés dans le capital du groupe Lagardère en avril 2020, date à laquelle le groupe Lagardère était sous pression d'un investisseur actif qui voulait changer beaucoup de choses. Nous, nous avions une relation très bonne avec le groupe Lagardère et on a considéré que mettre tout le monde dehors, c'était peut-être pas la bonne solution, mais qu'on pouvait apporter effectivement un soutien actionnarial et puis de pouvoir effectivement préparer et peu à peu rapprocher les deux groupes. Bon, je vous passe tous les différentes étapes. Nous avons effectivement acté de cela en novembre il y a presque un an, nous avons racheté la part de l'investisseur qui nous a amenés à lancer une OPA, et nous avons lancé une OPA qui a abouti en juin dernier, qui nous permet aujourd'hui d'avoir la majorité d'un point de vue économique de la société. Maintenant, comme vous l'avez fort bien dit, nous avons le groupe Lagardère est un groupe piloté par Arnaud Lagardère, qui a trois métiers aujourd'hui : métier dans les médias, métier dans l'édition avec Lagardère, et puis le Travel Retail, c'est les Relais. C'est quand vous prenez l'avion, vous prenez le train, etc. Et c'est un groupe qui est très complémentaire du groupe Vivendi et sur lequel nous avons proposé de manière amicale, parce que l'OPA a été faite de manière amicale, et avec le rôle de soutien actionnarial d'accompagner Arnaud dans les développements du groupe et avec un objectif : c'est effectivement de pouvoir rapprocher les deux groupes. Ce que nous n'avons pas encore fait puisque, comme vous l'avez fort bien noté, le groupe Lagardère est le numéro 3 mondial dans le domaine de l'édition et le numéro 1 en France, et le groupe Vivendi a une filiale qui s'appelle Editis qui a rejoint le groupe en 2019. Et le groupe Editis, c'est le deuxième groupe d'édition en France. Et que, si vous voulez, je vois de temps en temps dans certains supports, ou certaines personnes s'expriment, comme par exemple aujourd'hui dans Le Figaro, je lis des aberrations. Alors, aberration numéro 1 : le projet, quel projet de Vivendi ? C'était de rassembler les deux maisons. Bon, en France, il faut pas être sorti de l'ESCP ni d'aucune... on peut dire de la cuisse de Jupiter pour pouvoir considérer que quand vous avez deux groupes, que vous voulez rapprocher, que vous avez une marque dans le domaine d'éducation qui s'appelle Nathan et que dans l'autre groupe vous avez Hatier, et que si vous rapprochez les deux, vous avez 80 % du marché de l'éducation, ça pose un problème de concurrence. Si par la même manière vous avez une marque qui s'appelle Le Livre de Poche et que vous avez dans l'autre groupe Pocket, qui vous fait en sorte d'avoir plus de 60% de part de marché dans le livre poche, ça pose un problème. Je vais pas vous faire la liste à la Prévert de tous les problèmes de concurrence. Mais notre projet n'a jamais été de considérer qu'on avait le début du commencement d'une chance de pouvoir rassembler les deux entreprises sans aucun problème. Donc quand je vois les commentaires avisés, totalement bienveillant bien évidemment, expliquer que nous avons dû renoncer à notre projet, etc., foutaise ! Fort, fort tri des informations. La réalité est de dire que nous avons regardé beaucoup de scénarios possibles, c'est vrai, pour essayer de regarder s'il y avait quelques combinaisons envisageables. Ces combinaisons sont avérées impossibles, et nous sommes arrivés à la conclusion que, dans l'intérêt de cette entreprise, Editis, 53 maisons d'édition, qui fait plus de 800 millions d'euros de chiffre d'affaires, qui est constituée d'hommes et de femmes remarquables à la fois dans la littérature générale, dont vous avez un éminent représentant et ami aujourd'hui dans la salle, de dans lequel vous avez un outil industriel formidable, dans lequel vous avez un portefeuille d'édition superbe, mais avec une équipe qui a travaillé de manière remarquable parce que on a fait un gros boulot d'investissement et de réinvention d'Editis, nous souhaitions effectivement et bien ne pas faire de découpe, ne pas démonter le groupe, et trouver une solution qui permette de faire en sorte que le groupe Editis demeure ce qu'il est aujourd'hui. Et c'est la raison pour laquelle j'utilise la sémantique, et parfois un rôle, et je dis : nous ne cédons pas Editis, nous ne cédons pas Editis, on fait un transfert de propriété. De propriété, il est travers une opération qui doit avoir l'accord de la Commission européenne. C'est une opération sur laquelle nous avons un bloc de contrôle de chez Vivendi qui s'appelle le groupe Bolloré. Le groupe Bolloré ne peut pas à la fois avoir 30% de Vivendi, donc demain présent et actionnaire de Lagardère dans le public. A la fois donc il faut trouver un repreneur et un noyau dur. Pour ceux qui sont férus d'histoire économique française, les privatisations de la seconde moitié des années 80, il y avait le noyau dur qui avait été inventé par un ancien Premier ministre qui s'appelle Édouard Balladur, et d'ailleurs qui à l'époque était mis par un de ses conseillers en place qui était Jean-Marie Messier à l'époque, si ma mémoire est bonne. Donc on va constituer un noyau dur et nous sommes dans un processus pour faire en sorte qu'il y ait des repreneurs de cela qui apporteront stabilité, pérennité, investissement long terme par rapport à Editis. Et puis on va proposer aux actionnaires de Vivendi de pouvoir devenir actionnaire d'Editis, c'est-à-dire qu'on va faire ce qui s'appelle une opération de cotation-distribution, celle que nous avons faite il y a à peu près un an, un peu plus d'un an avec Universal Music Group, et qui nous donneront la possibilité de laisser Editis en l'état, ce qu'est le groupe aujourd'hui, de lui donner un actionnariat stable, solide, investisseurs qui nous permettra, par rapport à ce nouveau chapitre, créer les hommes et les femmes remarquables du groupe Editis, ils sont 2300, de pouvoir continuer l'aventure sur des bases solides, en ne bouleversant pas le paysage concurrentiel français. Et voilà ce que l'on fait. Donc nous avons aujourd'hui, et là vous tombez parce que c'est arrivé il y a exactement 30 minutes, donc qui a eu une première phase où nous avons communiqué le dossier, on a fait tout le travail avec la Commission européenne, etc. Et donc la question est de savoir si effectivement on allait avoir un accord en face, mais on pouvait pas avoir d'accord de phase 1 tout simplement parce que nous n'avons pas proposé des remèdes concurrentiels à la Commission européenne. Donc à partir de demain s'ouvre ce qui s'appelle une phase 2. C'est encore officiel, c'est officiel depuis sur les prompteurs depuis 30 minutes. Et donc à partir de demain s'ouvre une phase 2, et c'est durant cette phase 2 où on va proposer tous les remèdes, expliquer qui sont les repreneurs, et créer les conditions qui, nous l'espérons, nous permettront d'avoir les autorisations de la Commission européenne, et ainsi de pouvoir prendre le contrôle du groupe Lagardère et ouvrir un nouveau chapitre, avec un Editis bien armé, avec un transfert de propriété de grande qualité, avec la capacité de considérer que le job qu'on a fait a permis à Editis aujourd'hui d'être beaucoup plus fort que cela n'était le cas il y a trois ans, et c'est la réalité des faits. Et de pouvoir ensuite nous, dans notre plan stratégique, le rapprochement entre le groupe Lagardère avec Arnaud Lagardère, dans l'intégrité qui est celle du groupe et de la capacité d'ouvrir ce nouveau chapitre, et nous avons beaucoup d'enthousiasme à cette perspective. Donc, en d'autres termes, on dit beaucoup de choses, souvent malheureusement très certainement pas très bien documenté, sans doute parfois un peu biaisé dans la prose, mais bon, les faits sont têtus. Donc voilà, nous en sommes donc tout va bien, cher ami. Voilà.
I
Interviewer15:37
Moi j'avais une question relative à la jeunesse, le rapport de la jeunesse à l'écrit. C'est-à-dire, je sais pas si vous avez remarqué mais la jeunesse est de plus en plus préoccupée par l'image et la stimulation à court terme, comme avec les réseaux sociaux, etc. Et je voulais savoir si vous aviez des stratégies. Parce que j'ai récemment vu que vous aviez sponsorisé des TikTokers pour mettre en avant des livres publiés par Hachette, et je voulais savoir si vous aviez d'autres stratégies de la sorte pour essayer de faire renouer cette jeunesse à l'écrit.
A
Arnaud De puyfontaine16:17
Aussi une très bonne question. J'ai une précision : c'est que moi pour l'instant j'ai rien fait avec Hachette avec TikTok parce que j'ai pas le droit. D'accord. Donc il y a Hachette effectivement, il y a une communication autour d'un certain nombre d'initiatives que le groupe a eues. J'ai lu les mêmes choses mais j'y suis strictement pour rien. Ça peut pas m'empêcher de répondre à votre question. Je n'accepte pas l'inéluctabilité du décalage entre les comportements des jeunes vis-à-vis de l'écrit. C'est à dire, l'inéluctabilité du fait que ça reste en l'état, parce que les faits vous donnent totalement raison, l'explosion des écrans, le temps passé tous les jours dans ce genre de choses fait en sorte qu'il y a des arbitrages à faire. Les journées font 24 heures. Donc si vous voyez l'explosion du contenu dans tous les domaines, il faut faire des arbitrages, et c'est vrai que les jeunes sont pas les plus grands consommateurs d'écrits. Mais plusieurs commentaires. Un : en 2021, le marché qui a rebondi post-COVID avec un taux de croissance à deux chiffres année sur année, et aujourd'hui on est sur un marché plus difficile, mais c'est un marché qui est maintenant proforma à l'image de ce qu'il était en 2019. Il y a pas de fatalité. Et vous voyez dans les succès de la bande dessinée, dans les mangas et ce genre de choses, quand vous regardez que vous demandez au libraire, il y a un retour et on voit des jeunes commencer à lire plus que ça n'était le cas auparavant. Donc le tout est de pouvoir accompagner cette envie, de donner l'envie de la lecture. Point numéro 1. Point numéro 2 : il y a des phénomènes. Chez Robert Laffont, qui est une de nos maisons, on a édité une jeune femme qui s'appelle Léna Situations, c'est un blockbuster, 300 000 exemplaires. Alors c'est une youtubeuse, enfin vous la connaissez mieux que moi, moi j'ai fait sa connaissance grâce à ça. Et puis elle est intervenue sur Canal+, elle est allée chez Mouloud Achour sur Clique TV, tutti quanti, puis ensuite elle a eu tout le parcours qu'elle a. Mais donc il y a pas de fatalité. Et donc il faut d'abord faire des produits édités, des livres, proposer des expériences qui permettent de renouer, de donner envie de pouvoir effectivement lire à cette jeune génération. Ensuite, il faut commencer dès le plus jeune âge. Et donc ça, c'est tout le rôle de l'éducation. Et on a une marque à date encore qui s'appelle Nathan, et Nathan a beaucoup d'initiatives pour donner envie de lire. Et puis il y a quand même quelque chose qui me frappe, j'appelle ça moi le syndrome de la fraise. Alors, il vient, c'est un truc tout bête. Moi j'adore les fraises, je suis désolé, j'ai des points faibles, plusieurs d'ailleurs, mais l'un d'entre eux c'est j'adore les fraises. Et le jour de mon anniversaire, on me fait toujours plein de desserts aux fraises. Mais si un jour auquel j'ai pas envie de fraise, c'est le jour de mon anniversaire, parce que trop de fraises tue l'envie de fraises. Ça, c'est simple, j'appelle ça donc le syndrome de la fraise. Je suis le seul à comprendre le truc, mais ça me parle beaucoup. Et donc je pense que quand on est submergé d'informations de consommation, et ensuite des arbitrages vous savez en matière de consommation du visage... C'est fantastique : vous rentrez chez vous, vous dites "ça ce soir sympa, j'ai envie de regarder quelque chose", mais au bout d'une demi-heure quand vous êtes allé sur tout votre truc Prime Video, Netflix, et que vous terminez par le meilleur parce que c'est forcément sur myCanal, et toutes les choses, quand vous avez une demi-heure à faire votre choix, généralement vous fermez, vous lisez un bouquin ou je sais pas, vous écoutez de la musique, parce que effectivement il y a tout ce processus. Donc il faut être accompagné. Et moi je suis convaincu de quelque chose. Je suis arrivé dans le groupe et on me disait : "la musique est morte". La musique avait perdu effectivement en disant 85% de ses earnings, c'était une industrie en crise, les CD plongés. Ça a été un peu atténué par Steve Jobs et avec les mobiles et le iTunes en terme de downloading, etc. Puis un jour il y a monsieur qui s'appelle Daniel Ek qui a pensé : "Mais peut-être on peut distribuer la musique différemment. Et puis on va donner la possibilité d'avoir un accès au catalogue." Et ça donne naissance à Spotify. Aujourd'hui, Universal Music Group, qui est maintenant une société dont nous sommes actionnaires à 10% parce qu'elle a été cotée en septembre 2021, mais on l'a complètement réinventée. C'est une société qui, quand nous sommes arrivés on a commencé, était valorisée à 6 milliards et demi, et qui a été cotée donc six ans plus tard à 45 milliards. Il y a eu un complet... Et je vous donne ça parce que c'est un chiffre qui démontre cette sorte de réinvention de l'industrie. Et alors, c'est un nouveau modèle économique parce que c'est le modèle de l'abonnement, c'est une nouvelle consommation parce qu'aujourd'hui vous pouvez utiliser tout le catalogue, vous pouvez faire vos playlists. Donc c'est la croisée entre le contenu et la dimension servicielle, on va dire. C'est très bien. Parce que maintenant tout le monde va consommer effectivement exclusivement de la musique en ayant un abonnement gratuit ou payant à une plateforme de distribution de musique. Et bien vous savez quels sont les deux éléments collatéraux que l'on a vu exploser ? Débuté pré-COVID et avec une accélération post-COVID, il y a deux phénomènes concomitants. Le premier phénomène commun, c'est l'explosion du spectacle vivant. Nous sommes propriétaires de l'Olympia et du Théâtre de l'Œuvre. Je vous recommande la consommation d'expérience de spectacle dans ces deux endroits, c'est génial. On n'a jamais eu autant de succès, c'est incroyable. Et ça c'est vrai partout. Donc quand vous avez une relation et que vous aimez la musique et que vous aimez Taylor Swift ou Indochine, et bien le fait de pouvoir assister au spectacle, il y a un engouement et une explosion qu'on voit d'ailleurs dans le phénomène des festivals tout au long de l'été. Et de cette expérience, si j'ai cette relation émotionnelle, je veux la vivre. Et les jeunes sont en première ligne de ce phénomène. Et puis un deuxième phénomène qui est incroyable : pour la première fois au dernier trimestre 2021, nous avons été en croissance de nos revenus à l'échelle mondiale de distribution physique, avec un marché qui est un marché des CD qui continue à avoir un taux de déclin à deux chiffres, mais avec l'explosion des disques vinyles. Des disques vinyles qui sont à la fois, certains diront que la pureté du son, etc., sans doute. Mais aussi l'expérience de prendre ça, c'est fantastique, que c'est un objet qui est un objet matériel avec des couvertures qui sont aujourd'hui... Universal Music ne sort plus de titres sans effectivement, il y a encore un peu de CD, mais sans avoir la version vinyle. Et voyez l'explosion des mètres linéaires qui existent dans les Fnac Darty ou autre Carrefour qui effectivement vendent des disques vinyles. Qu'est-ce que je veux dire par là ? C'est que l'expérience de produits physiques, les conséquences de comportement, et pour moi j'en viens à la conclusion : l'hypersollicitation, l'hyper exposition aux écrans font en sorte qu'il y a des sortes de revers de comportement, de changement de comportement. Et que finalement, quand vous voyez l'hypersollicitation dans laquelle vous êtes au quotidien par rapport à cette instantanéité, allez regarder le nombre de personnes au moment où je parle qui sont sur leur portable, c'est phénoménal. Donc c'est l'expression. Et de temps en temps, arrêtez, mettez votre portable de côté, voilà. Et puis ensuite, prendre un bon livre et avoir la capacité de pouvoir prendre la chose, et ben c'est quelque chose qui marque certaines générations de plus en plus. Le marché du livre est un marché qui aura des hauts et des bas mais dont les fondamentaux sont aujourd'hui meilleurs qu'ils ne l'étaient il y a 10 ans, et sur lequel on peut construire des success stories, sur lequel il y a de l'appétit, et sur lequel moi je suis, et c'est pour ça qu'on fait cette opération sur Lagardère, c'est pour ça qu'on avait investi il y a quelques années dans Editis. Je suis confiant quant aux perspectives du livre et je pense que les jeunes de plus en plus liront. Voilà, long post, mais je suis convaincu de cela. Jean-Daniel me regarde en disant "j'espère qu'il a raison". Tu es tout à fait d'accord avec moi. Ben voilà.
I
Interviewer23:57
Du coup, merci beaucoup. On va passer à la deuxième thématique de notre conférence, sur la véracité de l'information. Et tout d'abord, nous avons notre partenaire principal, Le Crayon, qui nous a envoyé une vidéo, enfin une vidéo avec une question qu'ils aimeraient bien vous poser. Donc... [Video is played]
A
Audience Member24:17
Bonjour Monsieur De Puyfontaine. Quel est votre analyse sur les médias digitaux ? Leur puissance de viralité pose énormément de questions sur la qualité journalistique, la vérification des faits et les fake news, dans des médias où l'opinion a pris parfois le pas sur la vérité scientifique ou journalistique.
A
Arnaud De puyfontaine24:37
Je félicite Le Crayon. Je vous promets qu'on s'était absolument pas parlé et que je ne connais absolument pas ce très sympathique jeune homme. Mais je pense, sans savoir que cette question me serait posée, que j'ai répondu au début de mon introduction. Voilà. Et que la véracité des sources, la capacité et la qualité journalistique, le label de qualité, et la capacité effectivement de pouvoir dans cet univers tel qu'il est décrit, faire en sorte de trouver un cap qui permette de pouvoir séparer ce qui est l'à-peu-près, ce qui est le biaisé, ce qui est l'information opinée, opinante, donc qui manque totalement de la subjectivité dans son traitement. Et toute cette viralité, ben nous, il faut qu'on suive notre chemin et qu'on ait la capacité de créer des conditions qui fassent en sorte que vous soyez de plus en plus à nous utiliser dans ce contexte et dans ce monde qui est le monde concurrentiel dans lequel nous évoluons. Et on construit la saga qui est la saga du groupe Vivendi.
I
Interviewer25:31
À cet égard, justement, vous l'avez un peu évoqué, le projet de Twitter d'Elon, enfin d'Elon Musk pour Twitter. Et on aurait aimé savoir du coup quel était votre opinion sur les récentes modifications qu'avait pu faire Elon Musk sur Twitter. Est-ce que pour vous ça va dans le mauvais sens des choses ?
A
Arnaud De puyfontaine25:52
Écoutez, la réponse du jour sera pas celle du lendemain et pas celle d'après demain. Qu'est-ce que je peux vous dire ? Moi je pense qu'on peut pas dire n'importe quoi. Je pense que si vous voulez, je pense que par rapport à l'information, je veux pas commenter. C'est un homme incroyable, insaisissable. Et cette saga Twitter est quelque chose encore une fois qui devrait... La série était voilà, c'est un jour ça va être, ça va être, je vous annonce : on a eu Uber, on a eu, qu'est-ce qu'on a eu ? C'est quoi déjà ? WeWork, n'est-ce pas. Il y a des sagas de série télévisuelle. On va attendre celle de Twitter qui va arriver. Mais plus sincèrement si vous voulez, je pense que aujourd'hui il y a deux aspects par rapport à l'information. Il y a d'abord le rôle qui est le rôle des plateformes. Mais le problème des plateformes par rapport à un support média comme une radio, comme une télévision, comme un titre de presse, c'est que vous avez la responsabilité du directeur de la publication. C'est à dire que le directeur de publication il est responsable de ce qui est diffusé. Les plateformes social media sont dans un statut d'hébergeur, donc n'ont pas de responsabilité par rapport à ça, ou en tout cas la réfute. Ça veut dire que vous mettiez effectivement des insultes, des incitations à la haine, des enfin... Il y a pas de responsabilité. Les responsables, les Twitter, les tutti quanti, se réfugient derrière le statut d'hébergeur. Et ça, ça crée une inéquation, une inadéquation concurrentielle. Ça c'est la première chose. Et la deuxième chose, pardonnez-moi, il y a quelque chose théoriquement fantastique mais malheureusement quand c'est mal utilisé, c'est extraordinaire et dangereux : c'est l'anonymat. Et donc si vous associez dans ce nouvel univers à la fois l'anonymat et la façon dont ça déchaîne le dark side de certains aspects de la haine, et que vous l'associez à des supports qui les relaient et qui n'ont pas de responsabilité juridiques par rapport à ce qui est publié, c'est un vrai problème. Et en tout cas, pour ce qui me concerne, les nombreux acteurs au sein du groupe, nous avons un certain nombre d'initiatives pour avoir la capacité de veiller à rééquilibrer les choses de ce point de vue. C'est longue pote, parce que c'est très driver par les fantastiques saga des entreprises créées à la fin des années 90 et qui sont les GAFA, GAFAM, Ouada. Mais un jour ou l'autre, il faudra s'y atteler de mon point de vue.
I
Interviewer28:32
OK, OK, merci. Mais du coup, contrairement aux réseaux sociaux, les chaînes télé notamment, c'est mieux. Ce qui appartient au groupe Vivendi sont assez limitées et contrôlées, surtout pendant une année d'élection présidentielle. Et la chaîne CNews a été plusieurs fois reprise par l'Arcom, donc qui contrôle les faits et les dits sur les chaînes télé, notamment par rapport à un temps trop passé par Éric Zemmour pendant les élections présidentielles durant les fortes, donc suite à un rapport de l'Arcom sur la couverture médiatique. Est-ce que vous trouvez que ces règles sont trop strictes, donc contrairement à celles des réseaux sociaux qui le seraient peut-être pas assez ? Et pensez-vous que les règles strictes de l'Arcom en matière de temps de parole des candidats sont importantes pour préserver une pluralité, une démocratie en bonne santé ?
A
Arnaud De puyfontaine29:23
D'accord. Alors d'abord, je pense que c'est très important d'avoir une autorité de régulation avec des règles bien établies. Point numéro 1. Point numéro 2, vous faites référence à un élément qui est pas exactement... vous mettez un point spécifique, mais c'était plus global, et nous avons contesté un certain nombre de choses et d'éléments et de conclusion qui avait peut-être été tiré de manière un peu trop artistique par l'Arcom. Et numéro 3, si vous voulez, par rapport à ces éléments, bien sûr qu'il faut une régulation. C'est très important d'avoir une régulation, mais il faut juste faire en sorte qu'elle puisse s'exercer à armes égales. Alors il s'avère que vous avez une histoire, et donc Vivendi, 2014, il y a une chaîne d'information générale qui s'appelle iTélé, dans un paysage qui est un paysage de la TNT, etc. Je vais pas vous faire d'histoire, mais initialement vous aviez LCI qui était payant, donc pour avoir essayé c'était du payant, et qui est devenu gratuit. Et puis ensuite, comme les comptes de l'État sont des comptes de l'État en parfaite santé pour ceux qui font de la comptabilité publique, vous savez, fantastique, on est dans une bonne santé économique et on trouve de nouvelles idées pour dépenser de l'argent. Et donc France Info, qui était une chaîne de radio qui est de grande qualité, on a fait un format de 24/7 new channel. Et donc on se retrouve dans un pays sur lequel il y a quatre acteurs de news channel. On change les règles, etc. Donc on doit réinventer effectivement iTélé. Alors ça a été compliqué. Alors ça perdait 30 millions d'euros, entre 25 et 30 millions d'euros chaque année. Donc c'est pas mon job. Et donc l'idée était de pouvoir repositionner effectivement iTélé, en faire une chaîne d'information continue mais d'avoir la capacité de pouvoir effectivement avoir plus de débats. Et donc il y a des débats, il y a des débats avec un certain nombre de personnalités. Parfois on nous a contesté en disant "CNews c'est la chaîne de XYZ, on va surtout de X", etc., pardon, X en l'occurrence. Il y a une histoire qui est une histoire avec les médias. Et avant d'arriver chez... Il s'avère que vous avez un certain nombre de personnalité, des personnalités communiquent qui interviennent de manière très ouverte sur la chaîne. Sur CNews, nous avons effectivement fait une chaîne qui est, vous savez, la petite chaîne qui monte et qui a démontré qu'il y avait un vrai besoin. Donc si effectivement c'est un problème de pouvoir dans le cadre des règles qui sont données, qui sont nécessaires, et d'une autorité indépendante qui effectivement fait appliquer ses règles avec transparence et traitement égal parmi tous les acteurs, et ça c'est très bien. On a effectivement une chaîne qui s'est positionnée éditorialement de débat et de ce genre de choses, et qui peut être amené de temps en temps à créer un peu de débat, voilà. C'est bien, le débat c'est important. Le débat c'est important d'avoir des idées différentes, c'est important de donner le choix aux hommes et aux femmes et aux citoyennes et citoyens françaises. Alors la capacité d'échap-per à un discours qui parfois peut être un peu trop monolithique, ben c'est ce que nous avons fait, et c'est très bien. Donc je suis ravi de ce qui a été créé aujourd'hui. Les hommes et des femmes et les journalistes de grande qualité qui travaillent sur CNews sont dans une maison qui est une maison qui aujourd'hui va beaucoup mieux que l'état dans lequel était son ancêtre, et ça c'est quelque chose dont nous pouvons être très fiers. Au même titre que, je vais prendre un autre exemple. On a racheté, je suis un homme de presse effectivement comme vous l'avez fort bien dit. Mais donc j'ai eu un concurrent pendant, j'étais chez Hachette pendant longtemps comme vous l'avez tout à fait dit, et j'avais un grand concurrent qui s'appelle Prisma, qui était la filiale d'un groupe allemand, Bertelsmann. Et les choses et les circonstances de vie de temps en temps changent la donne. Donc moi, ceux qui ont été mes grands concurrents pendant 10 ans maintenant font partie du groupe que j'ai l'honneur d'animer. Et donc vous prenez dans cette maison, il y a une très belle marque qui s'appelle Capital. Et alors Capital, vous avez quelque chose dans les changements de contrôle dans les entreprises médias qui s'appelle la clause de cession, qui fait en sorte que vous pouvez partir si vous n'êtes pas content de l'évolution du contenu éditorial et ce genre de choses. Alors moi je comprends. Si demain, si vous voulez, si demain il y a un propriétaire de L'Humanité qui dit "je vais faire Le Figaro", ça peut poser des problèmes, certains journalistes qui ne sont pas... donc très bien. Mais parfois, il y a tout de même un peu d'excès dans l'application de règles qui sont historiques et qui s'appelle la clause de cession et ce genre de choses. Bon, vaste débat. Mais là donc nous avons effectivement, par rapport à une courbe des âges très importante chez Capital, on a beaucoup de gens qui sont partis. Attention, ils partent parce qu'ils ont très peur, c'est Vivendi, c'est terrible, etc. Donc on a fait toute une saga autour de ça. Mais il y a des hommes et des femmes qui sont partis au cours des 18 mois parce qu'ils avaient jusqu'à 18 mois pour exercer leur clause de cession. Je leur souhaite beaucoup d'avenir. Certains ont retrouvé un job le lendemain. D'autres ont eu l'opportunité de toucher X années d'ancienneté défiscalisé parce que c'est proche du licenciement économique, et qui ensuite ont retrouvé un job le lendemain pour certains. C'est Bonanza, n'est-ce pas ? Et qui donc, je vous dis juste un petit peu un certain nombre de choses où on peut éditorialiser la situation. Et aujourd'hui il y a une formidable équipe qui est en train de se mettre en place, qui est pilotée par un patron qui s'appelle Emmanuel Kessler. On a annoncé l'arrivée d'un nouveau rédacteur en chef de Capital hier, je crois, c'est bien ça, leur est là hier, qui est un homme remarquable qui était rédacteur en chef adjoint économie de L'Express. Et donc tout va bien. Mais ce que je vous donne cette expression, je vous donne cet exemple, et je peux vous passer des heures sur ce genre de choses, c'est que par rapport à un fait, vous pouvez avoir des interprétations qui sont des interprétations excessives, biaisées, malintentionnées et déconnectées de la réalité des faits.
There it is, and that is something, and we talk about information and perception. You just need to be able to rebalance things and avoid, sometimes, a certain form of malice. There. Avoid malice. There, that's a piece of advice.
I
Interviewer35:04
We will now tackle the part about your career. You were cited as an example by Mr. Franck Bournois as being one of our best friends, and you have valued the alumni association. So I wanted to know what advice you would give to a 20-year-old who would like to have as great a career as you.
A
Arnaud De puyfontaine35:28
Sorry, it's really kind of you to say that, but I do not have a great career. I have been very lucky, I worked a bit, I was very well trained, and I had the chance to be confronted with situations where I made good choices and I was offered opportunities, and life circumstances confronted me with situations where I seized the chance that was offered. But look, Jean-Daniel is a formidable entrepreneur who created his own company and embraced this profession with passion, and moreover it was not easy because besides having a father from the same school background, he was also a very great publisher, so Belfond was an industrialist, so it was a bit easier to evolve in the media aspects. When you look at Alexandre, Alexandre's passion for the school, the way he invests in the development of this school, the way he created Restaurants du Cœur, the way he led the company in the additional environment, etc., plus an incredible negotiator, he's crazy, he never gives up. So there are plenty of examples, and in our class of 88, we kept a lot of friendship, a lot of adventures, and there were careers that are life adventures. It's more life adventures than careers. So I come from a time when when you left school, you went to L'Oréal, Procter, Arthur Andersen, McKinsey, then banking. And when I graduated from Copé, I was supposed to go to Goldman Sachs, and five days before joining Goldman Sachs, I didn't go; I became an editor at Le Figaro, a company I knew because I had written for Le Figaro Grandes Écoles. So it was like that. I had caught the bug. For me, it was a choice that I think I remember the discussion I had with my father, who really scolded me, because I was stepping a little off the beaten path. First lesson: sometimes I think about it and wonder why I made that choice. Fundamentally, I made that choice for two things: first, I didn't want to be stuck with a label and a predetermined path, I wanted to make my own voice. So the first advice I would give is to follow your intuitions and have the ability to trace the path you want to live, and the adventures you can have. Because unlike my generation, you are in a generation where you will have several lives, and you are probably much more in control of what you will do with your life than we were, because we were in stereotypes. I am lucky to be president of the alumni association for four years, now president emeritus. At that moment, you realize that when you are president emeritus, it's great, it means you have done something, but you no longer have to do the same thing. Nevertheless, you are still president. It's very nice. So I am president emeritus of the French American Foundation too. I was at the gala dinner three days ago, so I find that fantastic. That means time passes a bit, but the point is that I have seen all the evolution both in terms of this experience and also because I am the father of four children. I have four children who all went to business schools and training. But it's great because each one is in a project, perspectives, and opportunities where they are much more in control of what they will do, as you are, than I was. So that's the first thing. The second thing is: do something you like. Because often, I think you very kindly gave my birth date, but I have a bit more pain in my knee than 20 years ago, that's clear. But I am very lucky because when I wake up in the morning, I still have a lot of passion, enthusiasm, and projects when I shave. And that's very important because sometimes I have a number of projects, desires, and I say to myself, 'Arnaud, stop, it's enough, you look like a young teenager.' But it's true, and I keep that. I am very lucky. So keep that spark, that enthusiasm. That enthusiasm will give you the ability to truly live what you aspire to. And when I see the difference between the classes you represent very kindly, last night because I had great pleasure in a context of alumni of SCP, dining with Franck, it was incredible. I said that in 1988 we were about 1500 per generation, and today you are nearly 9000 per generation. When I was president of the alumni association, there were 45,000 souls. Today, your president of the association, who took office last June, the remarkable Léo Berthin, today has 65,000? 75,000? So we have this evolution. But what is certain is that in my time, when we graduated, those who went to big companies, etc., very few went abroad, very few became entrepreneurs, very few went into parallel paths. I was one of those who did. Alexandre, Jean-Daniel, same thing. But today, you are a majority; you will become entrepreneurs, you will go abroad, you will be much more in control. For me, follow your instincts. School gives you what I call the toolbox. I say this to my children: the toolbox allows you to have the right reflexes at the right time, because your life will not be linear; it will be full of experiences that follow each other. So be in control rather than enduring, and then take immense pleasure because you must love what you do. There is no judgment: if you want to do finance, marketing, be in a big company, abroad, in France, in a startup, follow where your desire and excitement are, and you will wake up with energy that will allow you, at 58, to still have plenty of dreams when you shave in the morning. I say to myself, 'There, we'll do something, and in 30 years I want to do this.' Today we have a project: we are launching a new brand in France in February called Harper Bazaar. It's a brand because there is a group called Condé Nast that I like and admire a lot. I worked for its competitor, Hearst Corporation, for a number of years. And I think accompanying the luxury industry, there are new media brands, new codes. So we are launching Harper Bazaar, which has never been done. And when I talk to the teams, Émilie was there too. I said to the teams, 'It's simple: we have a mission. In 30 years, we must say that we created the Condé Nast of modern times.' Then I do the math: 58 + 30, I think to myself. So the only point I want to share with you, in answer to your question, is: strengthen the toolbox, do what you like, and work a bit because that helps, it allows you to dig into your potential. And be in control, more in control of events than enduring them. You have everything to do that, and today in an environment and rules of the game that again favor this kind of thing, in my opinion.
I
Interviewer43:06
OK, thank you very much, thank you for your answer. We will now end the interview part and move to the Fast and Furious part.
Yes, so we will move to the Fast and Furious part. This tradition, you are offered, so it's a very simple concept. I hope you hear me well. I hear you very well, perfect. Already met somewhere? But I admire your tie knot, is it nice? Yeah, not bad, very well done, thank you. I tried to destabilize you, I didn't succeed. Thank you. So the concept is very simple: we ask you small questions that will appear on the screen. You have the choice between two terms or two expressions. You will see the first one, you are offered, you will quickly understand the concept. It's very simple, we have something similar on Canal+.
A
Arnaud De puyfontaine44:15
So yes, it's combined. The concept comes from combined, it's not Canal+. But I am happy to combine without being a bit aspirated.
I
Interviewer44:25
So the first one: another country fountain or ADP?
A
Arnaud De puyfontaine44:30
That's an excellent one. Listen, listen, it's very funny. I have a grandfather I adore who was named Maxime De puyfontaine, hence the first name of my first son. And at the time, my parents, my father had still gone to SCP when I was born. I won't give you ideas, but that's the reality. My father is class of 64, I was born in 64. So my parents wanted to name me Benoît, but Benoît De puyfontaine would be BP, and my grandfather said no, that's British Petroleum, so it's not possible. So I was named Arnaud, which made ADP. And it turns out that in the English environment very quickly, it was in memos etc., ADP, and so ADP sticks to me. And I think, but you would have to ask L'Oréal and Émilie, but I think many people call me ADP. I receive many messages ADP. So certainly I think of my grandfather, but it still sounds like Aéroport de Paris, but from British Petroleum, so ADP to answer your question. Very well, thank you.
I
Interviewer45:34
So the principle is fast, but you can expand very well. We are very happy to expand while being fast. I understood, but I received that.
Communicate or manage?
A
Arnaud De puyfontaine45:56
Very good.
I
Interviewer45:59
Attention, there are three: Sup de Co Paris or ESCP Business School?
A
Arnaud De puyfontaine46:07
So there is one missing because there was a time ESCPE, and I took my Brie last night because I asked the question and they told me that internationally they say Business School to explain, but now it's, so I say ESCP. Very good.
I
Interviewer46:26
Student or light up?
Do you have an anecdote to tell us?
A
Arnaud De puyfontaine46:40
Not bad, but I feel like I'm playing, anyway, so it will be for another time.
I
Interviewer46:47
Next time, okay.
EFTP or Harvard?
Vivendi or Vivaldi?
A
Arnaud De puyfontaine47:03
Which means, for Latinists know, but Vivendi is a Latin gerund meaning 'let us live together', and so that is what we have many activities in Italy that somewhat defy the chronicle, I accept and I tell them but we are here because we are made to live together. There.
I
Interviewer47:23
Then, De Puyfontaine?
A
Arnaud De puyfontaine47:27
So it's more alive.
I
Interviewer47:38
London or Paris?
A
Arnaud De puyfontaine47:42
Ah yeah, that's a tough one. That's tough. I love London, I love it, I'm sorry, I love London, but then... I was born in Paris, I studied in Paris, I lived in London too, I came back to Paris at a time when many people were leaving Paris for London. Moreover, the former French ambassador to London, who was remarkable, named Bernard Rimier, said at the time: I met a Frenchman in 2014, you know, at that time there was a former president who said many things about entrepreneurs, etc., so many were leaving and going elsewhere, and so I met a Frenchman who left London to go to Paris in 2014. That's me. I found that very nice. Others said he's completely crazy and that kind of thing. I love Paris, it's a fantastic city, let's be clear. I think it deserves a little bit of effective management to restore its reputation as the most beautiful city in the world. And if I were mayor of Paris, I would probably do things a little differently. There, I say that, I say nothing, but that's it. But Paris is superb, of course, but London is also superb. It's difficult.
I
Interviewer48:45
Do you prefer your father or your mother?
A
Arnaud De puyfontaine48:51
I think both are watching me, so I avoided answering the question. Bravo, congratulate them because you are very nice and very inspiring. They also gave me the name Maxime, to Maxime, it's true, yes, it's great, bravo.
I also love Quentin, Alice, and Inès, of which I say that if we look, etc., the four are wonderful. Moreover, my daughter's birthday is today. I wish her a happy birthday. She is in New York. And it's also my father's birthday, it's true.
I
Interviewer49:25
Lunch, you would come to lunch at Vivendi? We will take stock because there are too many things in common. Okay, Maxime's walk? Thank you very much.
Legion of Honor or British Empire?
A
Arnaud De puyfontaine49:43
But it's very... Sorry. And especially what touched me a lot: I met the Queen of England four times in my life, and in fact I am on the list for her 90th birthday and I received a large parchment, a large parchment that is signed, there is Elizabeth Regina, and the patron was her husband, so Prince Philip, and so I have that, and it's very moving given the recent circumstances. There. But the Legion of Honor, I am French, long live France and the Republic.
I
Interviewer50:25
Very well. I think it's Griezmann who says that at the end of his interviews, isn't it? Besides, tonight, I hope it will be a sticky wake-up. Well, anyway, for those who... I don't want to make... the result of tonight. So let's move on to another subject. Let's move on to: The Fables of La Fontaine or the fables of the rain fountain?
A
Arnaud De puyfontaine50:44
The Fables of La Fontaine.
I
Interviewer50:49
SCP version it is or SCP current version?
A
Arnaud De puyfontaine50:54
Current version, but current version. First, you are part of a generation that has the chance to be in a pedagogical project and in an environment where the school has exploded. It has a boss who is a fantastic boss with a real vision and real passion, and that's why it's not at all difficult for me to get involved and try to help when I can. He is surrounded by a formidable team, and I find that the influence of the school, which is yours, is an influence that was already very large in my time. I am very proud to have done SCP in the 80s, but today we are in a fantastic stage. And then I don't know, I follow all the rankings, etc., and everything is progressing exceptionally. Moreover, I am eagerly awaiting next Monday for the FT ranking, we will see what happens. So, no, no, no, no, I feel very close to you. You don't have the right.
I
Interviewer51:51
And finally, Vivendi or Veni Vidi Vici?
A
Arnaud De puyfontaine51:55
So, based on the principle that one of my mojos is called the following: 'the best wine is yet to come', which the tabs would translate as 'the best is to come'. I like it, I like the Vichy, it's fantastic, but it means that it's a point, I put myself totally in the project, in the future, so rather Vivendi, because we still have many things to do. And when you see the enthusiasm that is ours, the remarkable men and women of the group, when we work with people represented here like Émilie and Laurela, when you see the energy put in by Yannick and the way we work together, the couple we form, it gives incredible energy for the projects to come. They are numerous, so Vivendi allows me to put Veni Vidi Vici into perspective. It's when I know, I said 30 years, so yes, when I am 90 years old. There.
I
Interviewer52:56
Very well, thank you very much. Thank you, Maxime. Thank you, so invitation to lunch so we can continue comparing notes and look at all the common points.
So we will now move to audience questions. If someone has a question, stand up or raise your hand, a microphone will come to you.
A
Arnaud De puyfontaine53:24
So, while the microphone arrives, the Tribunes were founded, as you know, by Jean-Pierre Raffarin, with whom I was very recently, and who is a remarkable man for whom I have much friendship. And just for the anecdote, the Tribunes always... and it amuses me to find myself in front of you because when I was there in front of something, I thought he was an old fogey, etc. So I thought to myself, finally, I will try to make sure that tonight maybe I leave the Vidal roux amphitheater with maybe some of you who will not say old fogey. But apart from that, when I launched a magazine called FHM at the end of the 90s, it was a men's magazine, FORIM magazine. We made the first cover with Liz Hurley. At the time, everyone said it would never work because there is no room for American press. We launched the first one, it was 400,000 copies. Moreover, for the story, it had been the subject of Yannick's master's thesis when he was at Dauphine. You see how circles work, that's why between the Maximes and the things, there is always a certain number of things happening. And for the launch campaign, I had a photo of Jean-Pierre Raffarin when he is remarkably well... Johnny Hallyday, there was a party at ESCP, or probably the photo where he has the microphone like that. And we made part of the FHM campaign with a clim using the image of the founder. So a thought for him and applause for the founder of the Tribunes, in this case our former Prime Minister. There.
I
Interviewer53:55
Sorry, you have the microphone, yes.
A
Audience Member54:48
I have a question. You are a cadist? I am a student, quite hallucp, I am currently on a gap year, bravo. I work in a group called Lucky fila, which has the particularity of doing both banking, parcels, personal services, digital, La Poste exactly. And when you talk about holding, I work in the Strategy Department, so it particularly caught my attention. In a group like yours, with activities that are quite different: media, publishing, gaming, etc., how do you manage to create synergies and make sure that your group is not too siloed, that it is not a holding but a full-fledged industrial group?
A
Arnaud De puyfontaine55:37
Thank you for your question and bravo because the company where you are doing your gap year, I am very admiring of the current transformation. It is not without its pitfalls, but Philippe Val is piloting a remarkable transformation, knowing that Philippe was for a time CEO of Havas, it was before my time, but he is a partner and a friend of the group. I send him my friendship, but the work being done is remarkable in transforming the perception of La Poste. For me, it's less difficult than La Poste. Why? Because the greatest common denominator in all our businesses is the creative process. So a creative process, when you put it in a business vision and you take an example: Marc Levy is one of the biggest sellers of books. He writes stories. You know that 80% of original ideas in audiovisual, TV series or films, come from novels. So when Marc has a project for a book and wants to adapt it, we propose it to Canal Studio Canal and we produce it. Not all the time because we can't produce everything; we publish more than 12,000 books per year, that's a lot, so we can't do them all. But it means we are in a virtuous circle. Then, take Michel Bussi. Same story. Michel Bussi dreamed of writing songs. In his first book published by Editis, there was Gauvain Sers who, at the same time as his book, released a record that took up songs related to Michel Bussi's work. Michel also has a script for a play; we have the Théâtre de l'Œuvre. So I mean: we don't have Paddington, but we made a film, a series with Nicole and Deon, merchandising, books. So it's this virtuous circle. You know, the vision that is mine and why we have this is that you have the Walt Disney group, now Disney+ is a media group, and they have IPs that they develop in all forms. So we were not born in 1954, but a little later, but in this industrial project we started in 2014. But if I had to illustrate the vision I like, and sometimes it is mocked because in this beautiful country of ours, with a half-empty glass rather than half-full, people say 'it's Anglo-Saxon blah blah'. But the reality is that I think the challenge for us is to create a sort of European Disney with a global reach. We are present in Asia. When I started my adventure at Vivendi, there were 750,000 subscribers in French-speaking Africa to Canal+ in sub-Saharan Africa. Now we have more than 7 million subscribers in the region. We are now the largest shareholder of MultiChoice, which is the Anglo-Saxon counterpart of Canal+. We launched in Eritrea, we are in Ethiopia, we are in Vietnam, we have some expansion projects. So this ability to accompany a number of franchises, IP, intellectual property that we develop, we create a sort of industrial project. That's why I reacted to the holding versus industrial project aspect. It's our essence. So from this point of view, wait, it's a bit idealized; the road is still very long. There are always reflexes because somewhere, when you are in audiovisual, you are not in publishing, and in publishing it's a field where there is also a lot, but little by little we advance. That's the challenge. So in our different businesses: television, games, publishing, press, music, advertising, we have a real vision that we carry with Yannick, because Yannick, in parallel to being chairman of Vivendi, is also the head of the Havas group. We have this vision of convergence of content and communication businesses. But also, what is the common point? It's creative. A creative director of advertising campaigns, consumer knowledge, so we are in this alchemy. Our job as a conductor is to create the conditions that will allow us to gradually make the snowball effect. So we are at the beginning; the road is still long, but we have this greatest common denominator among all our businesses that allows us to give more and more substance to this industrial project. Good luck with what you do.
I
Interviewer59:46
Good luck with what you do.
A
Audience Member59:57
Hello sir. Hot water, Rome, sugar, lemon, drink it in one shot, big duvet, and tomorrow you'll be in great shape. I'll do that tonight. So first of all, thank you for this conference. I had a question regarding a recent news event. The LFI deputy Louis Boyard was received on Cyril Hanouna's set for the show 'Touche pas à mon poste'. As you certainly know, the latter, Mr. Boyard, brought accusations against Mr. Bolloré, who is the owner of the Vivendi group, and it was followed by a violent clash between Mr. Hanouna and Mr. Boyard. My question is: what do you think of this controversy? And even if one does not agree with the political opinions of Mr. Louis Boyard, wasn't this affair revealing of a certain denigration of the French political class and of the public function in the media in general, or on social networks, or even in the street, in society? Thank you for your question.
I
Interviewer1:00:14
You are a student at SCP, in what year?
A
Audience Member1:00:16
In Master 1.
I
Interviewer1:00:19
Okay, and what do you think of the situation? Do you think the answer to your question is yes, it is indeed an event that illustrates this kind of tension and denigration of the political class in the media sphere? Okay.
A
Arnaud De puyfontaine1:00:25
So I agree with you. Now, there is the question, you know, of the chicken and the egg. So first, allow me not to pass judgment because somewhere you are absolutely right. Today a complaint has been filed, but to my knowledge, Cyril Hanouna also filed a complaint against the LFI deputy and the comments he made. So there is a context on which I cannot develop given the judicial context. So I will step back from that. I think that today we are in a society where there are many clashes. Unfortunately, these clashes are sometimes generated by people who have unacceptable behaviors. That does not legitimize what may happen, it just allows us to try to understand how it could have happened. And if you want, when defamatory remarks of such violence, as you refer to, are made, man is man, and from time to time, again, I try to understand, that's what I share with you. And you find yourself in the situation you refer to. Now, I see many, many events that go beyond the media framework and unfortunately demonstrate the fact that in our society, but that is a problem of evolution of society in the relationship between different actors. The debate is more and more complex. The ability to express a different opinion is more and more complex. And you often find yourself in a kind of thought dictatorship that refuses debate, and that is a real problem. So I hope that gradually we will be able to contribute to calming things down. And I believe that you know, solving a problem is first knowing how to name it. There. And I would like us to contribute more and more to naming problems. Now, personally, I speak to you on a completely personal basis and I make no reference to the element you just mentioned. But apart from that, I was born in 64, the year of the dragon, in April, Taurus, my mother is from Toulouse. I grew up in an Anglo-Saxon environment where we talk about cool blood, etc. I think that in certain situations, when my friends are touched, when I am confronted with elements that are unacceptable, I can sometimes put a lot of enthusiasm into defending my friends or people dear to me. So your question is very interesting, very true, it reflects the societal context. My only deep conviction is that we must accept the debate. There. We must accept the debate. It will be the way to overcome all the fundamental issues. You know, I see both sides. I was recently interviewed by one of your classmates, a member of the Ecological Awakening, who came to see me. I spent an hour and a half on debates about climate. It was very interesting. There were two engineers, or two grocers if you allow, and an engineer. It was very interesting, and we have many initiatives. I hate everything that is greenwashing, etc., so we have a real policy. But I had a debate, for example, today: should the subject of ecology be a political subject? And should it have a political appropriation? Of course it is a political subject, but it must be transpartisan, it must have a kind of neutrality. It is too important to be ideologically marked. Does engagement and excess effectively defend causes? Never. And I think that, just like a media person, one must have exemplary behavior because of the impact one has. I think the same applies to elected politicians, who must respect the responsibility they have, both in the way they behave and the way they speak. So it is a balance that we must find and consider it as the norm. There. I hope I have answered your question. Thank you.
I
Interviewer1:01:04
Thank you.
A
Audience Member1:01:13
Good evening, sir, thank you very much, good evening, your presence.
I wanted to know how you make decisions, how you make choices. I imagine you are very often confronted with somewhat difficult situations. Sometimes you have to make choices that are not necessarily pleasant. So I wanted to know how you conceive that, how you apprehend it, and how has that changed from, say, your youth to today?
A
Arnaud De puyfontaine1:01:41
My youth.
There. Thank you for your question. I'm not sure I have the right formula for everything I want to say. First, two things: first, experience allows you to have reflexes, to have instincts. Second, the ability to be well surrounded gives you the possibility to have all the information elements to make decisions on tangible and intangible elements. So, one: follow your instincts, live experiences, and at the same time have the ability in that experience to have reflexes that give you more judgment. The second thing: be well surrounded to have the ability to be helped in the decision process and to have tangible elements that balance the intuitions you may have, because sometimes first intuitions are not necessarily the right ones; you need to rationalize them a bit. And finally, the third thing: I think the job of a leader, whatever it is, is a job where you have to make choices, you have to make arbitrations, and sometimes it is an exercise that can be a bit solitary at the ultimate moment of decision. That is true because life is not black and white, it is a gray zone. So you must not be afraid of not being afraid to choose. Not choosing is the worst situation. Accept that you can be wrong, and if you were wrong, be able to learn from the mistakes you made. And above all, you can be wrong, but there is one thing that is unacceptable: being unfair. So in difficult choices, the worst sin is that of injustice. So I am very attentive to being able to listen, to surround myself as best as possible, and then to arbitrate when I need to, even if sometimes they are difficult decisions. And my job: in the morning when I wake up, I know that the day as initially planned will not happen as initially planned. The second thing: I manage more problems than other things, that's part of my job, and sometimes we are led to make decisions that are not the simplest, but I try to be the fairest and in the interest of all the men, women, and stakeholders in the company that I have the honor to lead, with much passion and support, which I rejoice in every day. Thank you very much.
A
Audience Member1:03:08
I have to go, it was a pleasure.
I
Interviewer1:03:14
Thank you all for attending the conference. Just a final thanks to our partners: the consulting firm Un Défi, the media Le Crayon, and the Observatoire Nette Explose. Thank you very much, Mr. De Puyfontaine, for being present, for answering our questions. Arnaud, we are intimate.