Thierry Caye35:32
Alors on l'utilise. Je distinguerai l'IA traditionnelle qui date des années 50 et toutes les technologies de machine learning, deep learning, sont pas nouvelles. C'est encore une fois un peu comme R, mais si tu dis ça aujourd'hui tu passes pour un vieux con. C'est la réalité. Et donc c'est un peu comme la Révolution, les différentes industries 1, 2, 3, 4, 4.0, c'est je dirais la puissance machine qui est arrivée et la partie internet avec l'explosion des données et le compute qui a permis en fin du 20e siècle d'exploiter les modèles et tout ce qui avait été inventé au niveau des années 50. Donc la partie IA traditionnelle, on l'utilise déjà depuis une dizaine d'années, tu l'as compris, on a 50 ans, on est une entreprise tech. Et la hype, l'IA générative qui est apparue en 2014 de manière assez confidentielle mais très connue avec le ChatGPT fin 2022 et ça s'est démocratisé. Donc pour revenir à nous, on est très concret sur ce point-là et dans les cas d'usage, c'est là où je pense qu'il y a le plus de disruption, c'est utiliser les données que l'on maîtrise, qui sont uniques, avec l'expertise que l'on a pour entraîner nos propres modèles. Donc dans les exemples concrets, on a déjà un premier niveau, on est en train d'améliorer encore ces modèles sur la maintenance prédictive. L'industrie 4.0 permet de capter beaucoup d'éléments des capteurs, comment on corrèle ses données pour dire, tiens, il y a une montée en température, une vibration, on se dit, tiens, le moteur va casser ou il faut anticiper. Donc on a des maintenances au bout de X heures de fonctionnement, donc on peut améliorer des modèles et proposer et affiner, soit modifier certaines pièces dans nos équipements, soit proposer finalement un remplacement au bon moment, pas trop tôt, pas trop tard. Donc là c'est de l'entraînement avec de l'IA traditionnelle, du machine learning, supervised learning sur ces points-là que l'on met également en place. Je citerai en deuxième exemple, c'est que on a digitalisé dans l'industrie 4.0, j'en ai parlé mais je redonne, c'est qu'on vient digitaliser la salle de coupe, on va parler de jumeau numérique où en fait l'idée c'est de se dire, voilà, telle machine a telle capacité, telle productivité, elle peut couper tel type de tissu et cetera, on digitalise tout ça et en fait on est capable avant de produire de simuler et donc de simuler comment on va pouvoir produire. Et donc l'idée, on est sur une première étape, on va aller beaucoup plus loin en amélioration continue sur l'IA, mais de se dire avant de produire et donc de se rendre compte que c'est pas le plus efficient, on va voir quelle est, et là c'est pas de l'algorithmique traditionnel, c'est vraiment de la simulation et quels sont les meilleurs paramètres pour être plus productif.