BFM Business et la tribune présentent le 1819 d'Edv Chevrillon.
Vous êtes bien toujours dans le 18 19. Mon invité c'est Stéphane Pallez, elle est la présidente de FDJ United. Bonsoir Stéphane Pallez.
Bonsoir, merci d'être avec nous.
Comme avec Alexandre Bpart, on va commencer par la fiscalité, mais cette fois-ci la fiscalité qui vous concerne parce que vous avez présenté vos résultats ce matin. On a bien vu que le résultat a baissé, un bénéfice net, pardon, en baisse de 55,9 %. Voilà, je cherchais le chiffre exact à 2020 à 176 millions d'euros. Mais surtout ce qui est intéressant c'est que vous avez dit ben voilà en fait on a eu des vents contraires, on a eu des fiscalités, une hausse des impôts un peu partout. Expliquez-nous pourquoi ça a eu un tel impact sur vos bénéfices. Cela dit, ce que vous avez dit a séduit les marchés puisque votre action a pris plus de 8 % aujourd'hui.
Tout à fait. Alors effectivement, on a une année 2025 tout à fait exceptionnelle en terme de hausse des impôts sur notre activité.
Oui, en hausse d'impôt quoi, des hausses d'impôts sur l'activité de jeux d'argent.
Alors, ça a concerné la France, ça aussi concerné un certain nombre d'autres pays dans lesquels nous sommes aujourd'hui puisque aujourd'hui FDJ United est présent sur une dizaine de marchés européens, donc au Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Roumanie. Donc des hausses de fiscalité assez généralisées et qui en plus, je le dis tout de suite mais on l'a bien expliqué, tout le monde l'a bien compris, on a si je puis dire les premiers effets en 2025 et on a des effets continus et même certains en augmentation sur 2026 puisque pour des raisons de calendrier puisque le Royaume-Uni a annoncé en fait des augmentations en fin d'année qui vont s'appliquer 2026-27. En France, ça a été voté par le Parlement en fait en 2025. Ça s'est appliqué sur la moitié de 2025 et on va l'avoir en année pleine. Donc au total sur les deux années, c'est 140 millions d'euros que nous versons en plus par rapport à un secteur qui est déjà un secteur qui est naturellement très actif.
140 millions en plus. Et ça fait combien ?
Bah c'est 140 millions en plus. Alors, je vais pas vous donner le total, mais ce que je voulais juste expliquer, c'est que on est un secteur qui est lourdement taxé avec des taux de fiscalité différents par pays, mais dans lequel on peut avoir bah par exemple en France, mon activité de loterie, j'ai une fiscalité sur les jeux qui est supérieure à 60 %, 69 %, ce qui est encore une fois fait partie du modèle puisque c'est une activité qui est taxée par les États puisque elle est autorisée, se réserve effectivement d'une forme de prélèvement sur les jeux qui fait partie de son modèle. Mais en 2025, on a connu une hausse par rapport à ça sur l'ensemble de notre activité et de nos pays.
Et pourquoi est-ce que ça vient nous impacter assez sévèrement ? Pour juste, pardonnez-moi mais pourquoi il y a eu cette hausse de fiscalité ?
Parce que vous voyez bien, il y a la taxe sur les jeux, vous touchez évidemment... Alors par ailleurs nous avons la hausse de la fiscalité générale quelconque.
Donc je ne vais pas... alors on a tout comme les autres, c'est-à-dire le maintien de la contribution exceptionnelle, etc.
Donc je crois que le montant ça doit être de l'ordre de 27 millions d'euros de fiscalité supplémentaire lié effectivement à la hausse d'impôts générale quelconque sur les entreprises. Mais ce qui est important à comprendre c'est que dans notre activité en fait la base de notre activité c'est ce qu'on appelle le produit brut des jeux. Donc ça c'est effectivement ce que nous encaissons après avoir redistribué les gains aux joueurs et qu'en fait pour que ça se transforme en chiffre d'affaires, donc ensuite vient s'imposer la fiscalité et donc quand on augmente assez brutalement et généralement les niveaux de fiscalité en fait on baisse notre chiffre d'affaires et on baisse notre profitabilité. Donc ça c'est l'effet négatif immédiat et qu'on peut pas compenser immédiatement. Alors qu'est-ce qu'on a fait et pourquoi est-ce que ça s'est bien passé ? Même si encore une fois nous avons cette année en fait une année dans laquelle on a une baisse de notre chiffre d'affaires, du fait de l'ensemble de ces facteurs, c'est que on a tout de suite réagi en mettant en place un plan de performance. Alors pour dire que c'est un plan d'économie en fait c'est un plan d'efficience opérationnelle.
Pourquoi la base du chiffre d'affaires ? Pourquoi c'est un lien avec... parce que autant la fiscalité... enfin je crois mes souvenirs...
Parce que c'est une fiscalité qui vient nous prélever du chiffre d'affaires sur notre activité qui s'appelle le produit brut des jeux et qui est notre chiffre d'affaires dans le domaine des jeux d'argent. Donc en fait ça vient nous manger directement une partie du chiffre d'affaires avant qu'on puisse effectivement dérouler l'ensemble du PNL.
Juste pardonnez-moi, je fais une petite parenthèse quand même pour pas être trop technique. Aujourd'hui vous avez racheté, on s'en souvient, vous étiez venus sur ce plateau nous expliquer pourquoi, donc vous avez racheté Kindred, c'était le 11 octobre je crois.
Ça a été fini, l'opération a été complète le 11 octobre 2024, nous sommes devenus propriétaires fin 2024.
Est-ce que c'est pas en fait que c'est une très grosse acquisition pour vous, que l'acquisition, la digestion est un peu difficile ?
Non, alors je pense que c'est tout à fait encore une fois les hausses de fiscalité elles sont complètement indépendantes de...
Ah non, mais bien sûr. Mais oui, mais vous avez élargi votre périmètre.
Donc, on a élargi notre périmètre mais ça on en est... enfin c'est tout à fait volontaire et ça correspond à une vision du secteur dans lequel tout le monde est en train de consolider. Donc si on veut être dans la cour des acteurs compétitifs sur le marché européen, il est clair que en particulier dans le domaine des paris en ligne, il faut être plus gros. Et c'est ce que nous avons fait avec Kindred. Et c'est ce qui fait que par exemple en France aujourd'hui on a 25 % de part de marché, on est le 3e acteur, on a complètement changé de taille et on a complètement changé d'échelle. Donc ça c'était la raison fondamentale de cette acquisition. Pour répondre correctement à la question, donc on a intégré cette activité et après on est en train de la transformer. Donc la transformation oui ça prend plus d'un an. Ça c'est vrai.
D'accord. Donc il vous reste encore les synergies. Vous êtes arrivé où ?
On est en train de matérialiser les synergies sur la France puisque sur la France où on avait deux activités Parions Sport en ligne et Unibet, on est en train de fusionner ces activités et donc de dégager les synergies donc ça c'est tout à fait matériel.
Mais vous êtes à combien là ? Je veux dire, vous êtes en ligne avec ce qui avait été annoncé.
Tout à fait, on est tout à fait en ligne avec ce qui a été annoncé et sachant que notre plan stratégique sur Kindred c'est encore une fois de créer un grand opérateur européen avec des plateformes et des process industrialisés et qui peut ensuite se déployer sur une base compétitive sur de multiples marchés.
Donc alors qu'est-ce que vous faites ? Attendez, pardon, qu'est-ce que vous faites exactement aujourd'hui ? Parce que justement vous étiez en train... il y avait donc la Française des Jeux, le loto, enfin on connaît, mais maintenant il y avait Kindred, vous avez acheté The Turf. Aujourd'hui concrètement vous faites quoi et où c'est Pallez ?