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Estelle Brachlianoff
Chief Executive Officer (Group CEO), Veolia Environnement S.A.

Estelle Brachlianoff (DG Veolia) : "Veolia est à la fois une valeur de rendement et de croissanc...

📅 Mar 12, 2026 Boursorama 23 MIN 4869 VIEWS 60 SEGMENTS · 2 SPEAKERS
Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, était l'invitée de l'émission Ecorama du 12 mars 2026, présentée par David Jacquot sur Boursorama.com. Parmi les sujets abordés : la sécurité des équipes au Moyen-Orient, l’impact de la flambée des prix de l’énergie, les risques pesant sur les infrastructures les enjeux liés à l’eau et aux investissements nécessaires, ainsi que les perspectives financières du groupe dans un contexte géopolitique incertain __________________________________________________________________________________________ → Retrouvez la dernière interview de Estelle Br...

Questions asked in this interview

12
  1. 0:15Comment vous vous occupez de vos salariés qui sont présents sur place ?
  2. 1:18Pré, comment vous les protégez ?
  3. 2:28Vous rapatriez ou pas des expats qui le demandent ou il y a pas eu de demande ?
  4. 5:40Est-ce que ça vous inquiète ou est-ce que c'est — on dit que c'est trop tôt pour mesurer l'impact que ça peut avoir sur l'activité au sens large, chez vous aussi en terme de coût ? Comment vous appréciez ça ?
  5. 7:01Rappelez-nous quelques chiffres peut-être pour situer ?
  6. 8:10Moyen-Orient, il y a donc Émirats arabes unis, Oman, Arabie Saoudite, Qatar, donc à peu près tous les pays de — usine de retraitement des déchets, usine de dessalement de l'eau ?
  7. 12:59Non, pas tous les ans ?
  8. 14:43Quelques heures avant. Résultat, on retient quoi ?
  9. 16:43Si on devait se servir de l'eau de mer pour faire de l'eau potable, ce serait où ?
  10. 17:18Pourquoi on est en retard à ce point-là sur la réutilisation des eaux usagées ?
  11. 19:15... entreprises, les municipalités, les consommateurs — pense aux consommateurs qui nous regardent évidemment, sont prêts à payer le juste prix encore une fois pour financer tous les investissements pour continuer à avoir de l'eau de qualité ?
  12. 21:37Mais vous auriez signé pour un cours de l'action à ce niveau-là que vous êtes arrivée il y a 4 ans ?
Host 0:07 ↗
Votre invité à présent dans la grande interview en direct sur Boursorama, c'est Estelle Brachlianoff, la directrice générale de Veolia. Bonjour.
Estelle Brachlianoff 0:14 ↗
Bonjour.
Host 0:15 ↗
Merci d'être avec nous sur Boursorama. Bon, on parlait juste avant de la libération des stocks stratégiques de pétrole par les États. Le pétrole qui est donc toujours à 100 dollars. Cette guerre en Iran. Donald Trump qui assure que la guerre en Iran bientôt terminée. Après dit qu'il faut terminer le travail mais les attaques des deux camps dans le détroit d'Ormuz se poursuivent et donc le détroit est toujours paralysé. Je pense à vos salariés, il y en a combien dans cette zone au Moyen-Orient ? Comment vous vous occupez de vos salariés qui sont présents sur place ?
Estelle Brachlianoff 0:42 ↗
Vous avez raison. Et moi aussi ma priorité c'est de penser à la sécurité de nos 9 000 salariés sur place dans les pays du Golfe, dont un certain nombre assure des services essentiels parce que vous imaginez bien que c'est une zone très agitée du monde dans laquelle les uns des salamandres sont distribués et des millions d'habitants. Donc je peux vous dire que les salariés de Veolia, ils sont fidèles au poste bien sûr, concentrés sur l'objectif qui est d'assurer ces services essentiels et finalement fiers aussi de pouvoir continuer à tenir bon dans ces moments difficiles. Voilà.
Host 1:18 ↗
Pré, comment vous les protégez ?
Estelle Brachlianoff 1:20 ↗
Alors, c'est des installations, on le grand public redécouvre que l'accès à l'eau ça fait partie de — c'est pas juste une ressource comme une autre, une ressource naturelle. C'est au moins aussi important que le pétrole. J'ai envie de vous dire même plus important que le pétrole parce que le pétrole peut-être qu'un jour on pourra s'en passer. L'eau, je vois pas trop. Donc on redécouvre qu'on est sécurisé des approvisionnements en eau. En l'occurrence c'est des choses stratégiques, géostratégiques. Et des usines qui sont sur les côtes, donc exposées. Elles sont exposées au sens où elles sont évidemment critiques et donc potentiellement ciblées, mais à l'inverse très protégées pour ça. Et puis surtout comme elles sont finalement un peu en chapelet sur la côte, si l'une d'entre elles venait à être touchée, on peut avoir d'autres qui prennent le relais puisque les réseaux sont interconnectés.
Host 2:15 ↗
Il y a des moyens de défense de ces usines-là ou pas ?
Estelle Brachlianoff 2:17 ↗
Vous imaginez comme c'est des actifs stratégiques, c'est protégé par les États de façon très particulière. Et puis quant au reste et le détail, vous me permettrez de garder pour moi les détails de protection de ces usines.
Host 2:28 ↗
Vous rapatriez ou pas des expats qui le demandent ou il y a pas eu de demande ?
Estelle Brachlianoff 2:34 ↗
Alors, on a quelques expats, on a aussi beaucoup de gens du coin et en l'occurrence personne ne l'a demandé. Je le disais tout à l'heure, ils sont là pour assurer des services essentiels et fidèles à cette mission et assez fiers de continuer à travailler.
Host 2:49 ↗
Estelle Brachlianoff, comment on affronte cet embrasement du Moyen-Orient ? Vous faites partie de ceux, comme tout le monde, qui redoutaient un conflit qui durerait trop longtemps. Alors comment on l'affronte ?
Estelle Brachlianoff 2:58 ↗
Bon, je disais priorité protéger nos salariés, continuer à assurer des services essentiels, des besoins critiques. Et finalement les crises se multiplient. On le voit là aujourd'hui au Moyen-Orient, on l'a vu, on pourrait parler de la guerre en Ukraine qui continue bien évidemment. Donc on l'a vu sur les sujets d'énergie, voilà, sur les sujets d'eau. Et pour moi ces crises elles doivent nous apprendre quelque chose, si tant est qu'on puisse passer à : qu'est-ce qu'on en fait, qu'est-ce qu'on fabrique ? Et en l'occurrence c'est de chérir ces ressources précieuses qui sont l'eau et qui peuvent être aussi les sources d'énergie locales. Quand on trouve des sources d'énergie dans les déchets, dans les eaux usées, c'est de l'énergie locale. Donc ça veut dire que ça nous rend moins dépendant de l'import de carburant fossile. Et donc finalement les enjeux d'écologie rejoignent les enjeux de souveraineté et même les enjeux de résilience. C'est pour ça que je pense que le sujet c'est la sécurité écologique. Sécuriser des chaînes d'approvisionnement en eau, en matière première, c'est quelque chose d'assez clé. Et donc mieux vaut agir maintenant que d'attendre la prochaine crise parce que ça coûte beaucoup moins cher d'anticiper et de puiser dans ces ressources locales plutôt que d'attendre et d'être obligé de résoudre des problèmes.
Host 4:18 ↗
C'est vrai qu'on peut se servir effectivement de — on est très dépendant, le sait, des énergies fossiles. On l'a dit au moment de la guerre en Ukraine, on le revoit aujourd'hui. Il y a d'autres solutions pour produire de l'énergie avec encore une fois des sources d'énergie locale.
Estelle Brachlianoff 4:29 ↗
Alors les sources d'énergie locale comme je disais, à partir des déchets au sens large. En gros à l'échelle européenne ça peut remplacer 30 % de l'import de carburant fossile, en gaz et en charbon, c'est l'équivalent de 400 GW, ça fait en gros 400 tranches nucléaires. Donc c'est massif, ça ne remplace pas tout le mix énergétique mais en l'occurrence ça peut le faire évoluer. Et puis surtout ça nous rend moins dépendant, ça nous rend plus résilient et c'est aussi un facteur de pouvoir d'achat parce que ces sources d'énergie locale, on peut vous garantir les prix pendant 10, 20, 30 ans quels que soient les sous-sols du monde. Exemple de ce qu'on pourrait faire : quand on fait des réseaux de chaleur où on produit de l'énergie à partir en récupérant de la chaleur d'une usine, d'un data center qu'il faut refroidir, et donc on peut récupérer la chaleur associée, ou qu'on produit du gaz à partir de la dégradation de matière organique, c'est du biogaz plutôt que d'importer des gaz fossiles puisqu'on en a pas en France d'ailleurs. Donc c'est circulaire, c'est bon pour la planète mais c'est bon pour le pouvoir d'achat également, pour notre autonomie stratégique. Ça nous offre une résilience. Je dis sécurité écologique, c'est la résilience, la souveraineté, c'est aussi de la compétitivité.
Host 5:40 ↗
En attendant, le pétrole est à 100 dollars au moment où on se parle, juste en dessous. Le gaz aussi a flambé. Est-ce que ça vous inquiète ou est-ce que c'est — on dit que c'est trop tôt pour mesurer l'impact que ça peut avoir sur l'activité au sens large, chez vous aussi en terme de coût ? Comment vous appréciez ça ?
Estelle Brachlianoff 5:55 ↗
Alors, Veolia, on a un modèle très performant qui est très résilient. Pour différentes raisons, c'est de la résilience et de la croissance. On l'a démontré dans les dernières années avec les crises qui se sont multipliées, on a continué à faire progresser nos résultats de façon assez exceptionnelle aussi parce qu'on est très mondial, sur des sujets qui sont des besoins critiques et la demande de nos services est toujours aussi forte.
Host 6:21 ↗
Et un pétrole à 100 dollars, ça remet en cause vos objectifs ou pas stratégiques ? Si le pétrole restait à 100 dollars toute l'année par exemple ?
Estelle Brachlianoff 6:30 ↗
On a de quoi faire face pour plein de raisons. Aujourd'hui, c'est très résilient et on l'a démontré au travers des crises précédentes. Les résultats de 2025 ont été des résultats historiques. On avait jamais fait si bien avec des belles progressions et même en avance sur notre plan de marche malgré les tarifs douaniers. Alors, on était pas sur le prix du pétrole, mais vous imaginez une économie européenne industrielle qui était quand même pour le moins, j'allais dire, en demi-teinte, et malgré ça, on a continué à faire progresser les résultats.
Host 7:01 ↗
On l'a pas dit, c'était en aparté, mais le Moyen-Orient, c'est une zone stratégique pour Veolia. Non seulement c'est une région en plein essor, c'est un marché stratégique. Rappelez-nous quelques chiffres peut-être pour situer ?
Estelle Brachlianoff 7:11 ↗
Je disais 9 000 salariés, c'est un peu plus d'un milliard de chiffre d'affaires pour nous et surtout une très très forte progression. Les taux de croissance sont très importants parce que les besoins en eau, vous l'imaginez bien, sont là. Et Veolia est leader des technologies de dessalement d'eau de mer vertes qui consomme le moins d'énergie possible et c'est ce qui fait qu'on continue à développer par exemple nos activités dans la région. Donc tous les projets au Moyen-Orient, aucun n'est suspendu, tout continue. Les choses continuent. Ce qui ne veut pas dire qu'on soit attentif évidemment à l'évolution de la situation, vous l'imaginez bien. Mais Veolia c'est une entreprise très mondiale, donc le Moyen-Orient mais les États-Unis, on est très présent en Amérique du Sud, en Asie, en Australie et bien évidemment en Europe. Et je crois qu'une partie de notre résilience, elle se met dans l'aspect international de Veolia. Elle vient de cet aspect très international de l'entreprise.
Host 8:10 ↗
Les pays, vous êtes présent donc à la fois au Moyen-Orient — non mais au Moyen-Orient. Moyen-Orient, il y a donc Émirats arabes unis, Oman, Arabie Saoudite, Qatar, donc à peu près tous les pays de — usine de retraitement des déchets, usine de dessalement de l'eau ?
Estelle Brachlianoff 8:25 ↗
Que vous opérez, que vous avez construit — alors les usines de dessalement, on en a construit — enfin on a construit les technologies de Veolia dont on est le leader mondial, ont équipé 20 % des unités de dessalement dans le monde. La totalité des unités de dessalement qui ont été construites. On est le numéro 1 mondial de ces technologies. On continue à gagner des très belles affaires. Le dessalement, je me permets de dire, alors évidemment historiquement c'était un sujet plutôt réservé au Moyen-Orient et peut-être un petit peu en Australie. En fait, c'est un sujet qui est en train de s'étendre dans le monde entier. Peut-être un jour en France aussi. Il y a déjà des usines en Grande-Bretagne. Généralement, les gens sont surpris quand je le dis. Pourquoi ? Parce qu'en fait les effets du dérèglement climatique, ils ont un effet direct sur l'eau et la rareté de la ressource en eau. Des inondations qui suivent des sécheresses et inversement. Et donc ça va pas venir tout de suite parce qu'il y a beaucoup d'autres choses à faire avant de passer au dessalement. Il faut commencer par faire des économies d'eau chez soi, des économies d'eau dans les réseaux, éviter les fuites, et puis ensuite essayer de régénérer de l'eau à partir des eaux usées, ce qu'on appelle la réutilisation des eaux usées. Et quand on a fait tout ça, alors à un moment donné, on n'a plus d'autres choix, il faut passer au dessalement qui est de plus en plus efficace énergétiquement grâce à nos innovations.
Host 9:41 ↗
Donc présence forte au Moyen-Orient. Je disais dans la presse, certains acteurs, peut-être vous aussi, redoutent des fuites d'hydrocarbures et des potentiels marées noires dans le Golfe persique. On comprend bien ce qui pourrait entraîner potentiellement une paralysie des usines de dessalement de l'eau. C'est vrai, c'est un risque que —
Estelle Brachlianoff 9:58 ↗
Alors c'est un risque qui est identifié, les risques de pollution de façon générale, mais on a un certain nombre de moyens de les prévenir dans certains cas. Vous imaginez bien que les points de prélèvement dans la mer sont pas en surface non plus. Ils sont généralement un peu plus en profondeur. Pour commencer, les sites tout autour sont très surveillés. On a renforcé le niveau de sécurité, vous l'imaginez bien. Et puis comme je l'ai dit tout à l'heure, s'il y a un problème à un endroit, on a aussi la capacité d'avoir de la redondance sur toutes sortes d'usines qui sont en chapelet le long de la côte.
Host 10:30 ↗
Estelle Brachlianoff, il y a ce concept de polycrise qui retrouve, qui continue à trouver tout son sens avec les crises qui se poursuivent, maintenant la guerre en Iran et son impact. Comment on fait pour garder le cap ? Il faut garder le cap dans ça-là quand on est chef d'entreprise à la tête d'un groupe comme Veolia. Assumer de devoir un petit peu prendre des chemins de traverse tout en gardant le cap à l'horizon.
Estelle Brachlianoff 10:52 ↗
C'est exactement comme vous le dites pour moi. Moi, j'ai lancé le plan stratégique de Veolia il y a 2 ans. Donc on est à peu près au milieu du plan. On a fait même mieux que ce qu'on s'était fixé comme objectif. Et on va continuer et on continue à garder le cap. Donc vous avez raison, à la fois le cap en terme de stratégie, priorité sur ce qu'on appelait les boosters, ce qui booste la croissance chez nous, ce qui se passe en dehors d'Europe ou l'aspect plus technologique. C'est là qu'on a investi. On a investi de façon majeure d'ailleurs en 2025 avec deux très grosses acquisitions, les plus grosses depuis l'acquisition de Suez. Et par ailleurs, donc garder le cap mais savoir tirer des bords et prendre des initiatives spécifiques qui étaient pas forcément celles qu'on avait prévues. Quand ça va moins bien un endroit, bien on essaie de tirer les bords et aller quelque part ailleurs pour bénéficier de l'effet de croissance qu'on peut avoir ailleurs. Donc c'est à la fois beaucoup d'agilité mais être aussi assis sur des fondamentaux solides. Les salariés de Veolia qui sont le premier actionnaire du groupe par exemple, c'est un des fondamentaux solides qui est important pour l'entreprise et leur motivation et leur engagement.
Host 11:58 ↗
Donc il faut voir l'acquisition de Clean Harbors l'an dernier pour 3 milliards de dollars dans ce cadre-là.
Estelle Brachlianoff 12:05 ↗
C'est-à-dire que c'était quelque chose — c'était une opportunité, c'était prévu, c'était par rapport justement au cap qu'on a et en même temps tirer des bords quand il y a besoin, quand il y a une opportunité. C'est enfin dans ces temps de polycrise, vous avez raison, on a continué à livrer des résultats de mieux en mieux malgré toutes les crises. Et certains se disent : en temps de crise, ben on attend, on fait le dos rond et on verra bien plus tard. Nous, on a continué à bouger et à bouger fort puisqu'en 2025, on a annoncé deux très grosses acquisitions dans les technologies d'eau au printemps et à la fin de l'année Clean Harbors aux États-Unis. C'est 3 milliards de dollars dans le traitement des déchets dangereux. Et globalement sur 4 ans, ce sera 8 milliards et demi d'actifs qui auront circulé le bilan de Veolia, ce qui est à peu près 20 %. Donc on continue à bouger pour — 5 milliards pardon, 5 milliards d'investissement, c'est la nouvelle norme maintenant tous les ans chez Veolia.
Host 12:59 ↗
Non, pas tous les ans ?
Estelle Brachlianoff 13:01 ↗
On fait un plan stratégique dans la durée. On s'est saisi des opportunités tout en gardant une vraie rigueur sur le bilan, hein. Donc avec un niveau d'endettement qui est tout à fait adapté, autour de trois fois, qu'on avait toujours indiqué. C'est pour ça que c'est la rotation d'actifs, des acquisitions, des cessions aussi de choses plus matures et qui seraient moins stratégiques. Aujourd'hui par contre la norme, c'est de continuer à bouger, évoluer, et ça oui, je peux vous confirmer qu'on reste pas immobile chez Veolia, on est de plus en plus international et de plus en plus technologique.

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Brachlianoff, E. (2026, March 12). Estelle Brachlianoff (DG Veolia) : "Veolia est à la fois une valeur de rendement et de croissanc... [Interview transcript]. Boursorama. CEOInterviews.AI. https://ceointerviews.ai/interview/1032558/

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Estelle Brachlianoff. "Estelle Brachlianoff (DG Veolia) : "Veolia est à la fois une valeur de rendement et de croissanc...." Boursorama, 12 Mar. 2026. Transcript, CEOInterviews.AI, https://ceointerviews.ai/interview/1032558/.

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