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Estelle Brachlianoff
Chief Executive Officer (Group CEO), Veolia Environnement S.A.

Estelle Brachlianoff (Veolia) : “Notre action a encore du potentiel d’appréciation !

📅 Jul 04, 2026 Boursorama 19 MIN 547 VIEWS 49 SEGMENTS · 2 SPEAKERS
Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, était l'invitée de l'émission Ecorama spéciale Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, présentée par David Jacquot sur Boursorama.com (http://Boursorama.com). Parmi les sujets abordés : le stress hydrique après la canicule, les risques de manque d'eau dans certaines régions, le recyclage et la réutilisation des eaux usées, la stratégie de Veolia dans l'eau, les déchets et l'énergie, l'empreinte hydrique des data centers, les perspectives liées au développement de l'intelligence artificielle et des puces, les activités du groupe dans le Gol...

What Estelle Brachlianoff said

Written from the verified transcript and checked against it. Every figure links to the moment it was said.

Estelle Brachlianoff, CEO of Veolia, discussed water stress in France, noting the country recycles only about 1% of its water versus 8% globally and 15% in Spain, and urged faster deployment of solutions like wastewater reuse, citing a recent project irrigating 600 hectares in the Pyrénées-Orientales. She highlighted a natural cooling system at Saclay using an aquifer at 600 meters, with about 100 potential sites in France. Reflecting on four years as CEO, she emphasized Veolia's international expansion to 45 countries, aiming for top-three positions, and its leadership in seawater desalination, where costs and energy use have fallen fivefold in 20 years. She addressed the Middle East conflict's impact, noting desalination plants continued operating, and discussed the company's €1 billion revenue target by 2030 from AI and microelectronics industries, stressing recurring business models. She affirmed the stock still has upside potential despite being at highs not seen since 2008.

Key takeaways

  1. Veolia targets €1 billion in revenue by 2030 from AI and microelectronics industries, with potential for more.
  2. France recycles only about 1% of its water, versus 8% globally and 15% in Spain.
  3. Desalination costs and energy use have been divided by five over the past 20 years.
  4. Veolia operates in 45 countries, aiming to be in the top three in each market.
  5. A new project in the Pyrénées-Orientales irrigates 600 hectares using recycled water.

Numbers and commitments

FigureWhat it refers toTypeAt
1 milliard d'euros Revenue target by 2030 from AI and microelectronics guidance 10:39
1% Share of water recycled in France metric 4:18
8% Share of water recycled globally metric 4:10
15% Share of water recycled in Spain metric 4:18
600 hectares Area irrigated by new project in Pyrénées-Orientales metric 5:02
5 fois Reduction in desalination cost and energy use over 20 years metric 7:31
45 pays Number of countries where Veolia operates metric 6:27
600 mètres Depth of aquifer used for natural cooling at Saclay metric 2:42
10% Share of Veolia capital held by employees metric 18:22

Chapters

  1. 0:00Water stress in France
  2. 2:42Natural cooling solutions
  3. 4:18Wastewater reuse progress
  4. 6:27Veolia's transformation over four years
  5. 7:31Desalination competitiveness
  6. 9:04Competitive landscape
  7. 10:08France's role in the business
  8. 11:00AI and data center opportunities
  9. 14:08Middle East operations and resilience
  10. 16:55Stock valuation and employee ownership

Questions asked in this interview

10
  1. 0:30On en est où aujourd'hui ?
  2. 3:48Donc il y aura des régions ou pas sur cet été où on risque de manquer d'eau ou pas où on est on sera à la limite du ?
  3. 6:11Qu'est-ce qui a changé chez Veolia ?
  4. 8:17Dans les pays qu'il reste encore à conquérir et être dans le top 3, vous visez quoi ?
  5. 8:54Vos concurrents, ils sont où ? Vos principaux rivaux ?
  6. 9:53Est-ce que ce pourrait potentiellement être plus où le marché est mature ?
  7. 13:00Ça pourrait être plus gros que 1 milliard d'euros de revenu cette activité ?
  8. 13:50Vous avez bien résisté quand on voit vos résultats trimestriels. Comment vous avez fait ?
  9. 16:10Maintenant que le cessez-le-feu semble tenir, est-ce que vous êtes plus positive pour le reste de l'année ?
  10. 17:04Vous êtes satisfaite d'être bien valorisé ?
Interviewer 0:13 ↗
Eccoama émission spéciale enregistrée depuis les rencontres économiques d'Exan Provence évidemment Boursorama et partenaire comme chaque année de cette 26e édition. Votre invité à présent est Brachianov la directrice générale de Véolia. Bonjour.
Estelle Brachlianoff 0:27 ↗
Bonjour.
Interviewer 0:27 ↗
Toujours un plaisir de vous retrouver.
Estelle Brachlianoff 0:29 ↗
Moi aussi.
Interviewer 0:30 ↗
Alors, un petit mot juste 2 secondes parce que avec les températures qui montent et la canicule qu'on a connu, le stress hydrique, on en est où en France ? Parce qu'il a beaucoup plus cet hiver. On en est où aujourd'hui ?
Estelle Brachlianoff 0:40 ↗
Alors, bonne question. On va savoir faire face cet été comme on sait le faire à chaque fois. On a l'habitude, on a des professionnels. Mais ça veut dire qu'on redécouvre de nouveau que l'eau, il faut la chérir. Il faut éviter de la gâcher, il faut la recycler, il faut la régénérer. Et ça c'est on avait commencé à avoir un petit aperçu à l'été 2022, vous vous souvenez, avec des restrictions d'eau. Et alors ce qu'il en reste, c'est qu'il y a des choses qui ont avancé. J'aimerais bien qu'elles avancent un peu plus vite. Comme je dis, il y a des choses qui ont avancé. Il y a par exemple des projets de réutilisation des eaux usées qui ont émergé en France après l'été 2022. Il y a des décrets qui sont parus pour autoriser ça. Mais là où je pense qu'on aurait pu faire plus vite, je me dis ne loupons pas cette opportunité d'accélérer sur tous ces sujets.
Interviewer 1:31 ↗
C'est pas seulement une question de moyens, c'est essentiellement une question de rythme et de volonté dans la durée plus que de moyen.
Estelle Brachlianoff 1:37 ↗
Oui, vous avez parfaitement raison. Notamment parce que ouais on pourrait vous dire que c'est une question de déficit, on a des comptes publics dégradés, il y a pas les moyens si c'est pas une question de moyens. Si je prends mais juste l'argent de toute façon c'est une c'est quelque chose qui a du sens de régler les problèmes avant que les crises arrivent. Ça coûte en gros entre 8 et 10 fois moins cher de régler les problèmes avant d'anticiper de déployer les solutions par exemple par utilisation des eaux usées ou d'autres plutôt que d'attendre la crise et là ça coûte 10 fois plus cher. On le voit bien que ce soit sur les dommages faits aux habitations, les assurances. Donc n'attendons pas la nouvelle crise de ce point de vue là.
Interviewer 2:13 ↗
Je peux être d'accord. Bon, vous parliez de canicules, on a aussi un certain nombre de choses intéressantes pour climatiser de façon naturelle les habitations, les logements, mais aussi les universités, les hôpitaux avec un exemple assez génial à Saclet, sur le plateau de Saclet en région parisienne où on a une clim naturelle réversible collective sur l'ensemble des utilisateurs sur le plateau de Saclet.
Estelle Brachlianoff 2:42 ↗
C'est quoi cette clim naturelle ? En fait, on utilise un phénomène naturel qui est qui a une aquifère à 600 m de profondeur qui a exactement la même température toute l'année. Donc qui sert de réservoir de froid l'été et de réservoir de chaud l'hiver. On dope un petit peu tout ça avec des pompes à chaleur et des pompes à chaleur réversibles, mais c'est en gros on consomme beaucoup moins d'électricité que dans des climatiseurs individuels.
Interviewer 3:05 ↗
Ouais. Il y a eu tout ce débat sur un éventuel plan climatisation en France.
Estelle Brachlianoff 3:10 ↗
Alors, on a ce il va falloir plus de climatisation en France. Il faut aussi verdir nos villes hein puisque on sait que ça fait partie des solutions pour diminuer la température en été. Je rappelle aussi qu'il y a par exemple des gens qui travaillent en extérieur donc la climatisation ça va pas être la solution unique, c'est une parmi d'autres. Donc je disais verdir les villes, faire en sorte qu'on ait pas besoin de climatisation aussi souvent et puis encore une fois des solutions plus naturel et plus vertueuse aussi comme celle dont je vous parle. On a identifié une centaine de sites en France dans lesquels on pourrait déployer ce type de solution. C'est pas partout mais ça fait partie des solutions Veolia.
Interviewer 3:48 ↗
Des solutions Veolia bien sûr. Oui, d'accord. Je voulais être sûr. Donc il y aura des régions ou pas sur cet été où on risque de manquer d'eau ou pas où on est on sera à la limite du ?
Estelle Brachlianoff 3:59 ↗
Ah bah on on monitore ça de façon très très j'allais dire fine au fil de l'eau et on fait tout pour qu'il n'y ait pas de ou le moins possible de restriction d'eau en France.
Interviewer 4:10 ↗
Bien sûr vous parliez de la réutilisation des eaux usées. J'ai retrouvé ce chiffre. On est à 8 % d'eau recyclée dans le monde. En France, on n'est pas les champions.
Estelle Brachlianoff 4:18 ↗
On a un petit peu progressé par rapport à il y a 2 ans, mais on est toujours très inférieur à ces chiffres. On est plutôt autour de 1 %, peut-être un peu plus maintenant. Là où on est à 15 % en Espagne, c'est pas tout à fait par hasard. C'est pour ça que je disais l'Espagne par exemple a eu plus chaud plus tôt. Donc elle a déployé ce type de savoir-faire bien avant. Ça a commencé à prendre mais je pense qu'il faut aller plus vite et pour moi le sujet vous parliez du budget de l'État et des moyens qu'on avait ou qu'on avait pas le sujet principal c'est le rythme. N'attendons pas la prochaine crise et la prochaine canicule ou les prochaines restrictions d'eau pour déployer des choses dont on sait qu'elles fonctionnent.
Interviewer 4:58 ↗
Ça marche pour cette eau réutilisée, elle est pas censée être bu évidemment hein.
Estelle Brachlianoff 5:02 ↗
Ah, on peut tout à fait enfin on a les technologies pour la boire pour la traiter et en fait la purifier à un niveau de qualité qui permettrait de la boire. Mais on a beaucoup d'autres choses à faire avant. Pour l'agriculture. On a eu un projet qu'on a inauguré il y a 15 jours dans les Pyrénées-Orientales qui permet d'irriguer 600 hectares dans une zone de France qui en fait manque régulièrement d'eau. Voilà le nettoyage urbain, l'arrosage de jardin de parc comment là aussi on accélère parce que on est 1 % le monde est à 8 et les Espagnols sont à 15. Il y a du chemin à faire. He bah je crois que je je suis un peu à me répéter mais le rythme le rythme l'action publique collective c'est pas seulement se donner des grandes ambitions, c'est à un moment donné passer du temps sur la mise en œuvre de ces solutions, sur le fait qu'au lieu de se dire ça va mettre 5 ans, bah si on peut gagner un an ou deux, et ben ça permettra d'éviter autant de jours de restriction et donc d'être attentif à la mise en œuvre et au rythme de mise en œuvre. C'est pas ce sur lequel on est le plus fort dans ce pays et malheureusement en Europe de façon générale. Et en attendant, c'est vrai qu'on a des endroits dans le monde qui ont déployé des choses comme ça beaucoup plus vite.
Interviewer 6:11 ↗
Hm. Ça fait quasiment 4 ans. Happy birthday que vous êtes arrivé à la tête de tout à fait. Numéro 1 mondial, on le sait de l'eau et des déchets présent aussi dans l'énergie. Qu'est-ce qui a changé en 4 ans depuis que vous avez pris les rennes ? Qu'est-ce qui a changé chez Veolia ?
Estelle Brachlianoff 6:27 ↗
Alors ce qui est resté c'est que c'est une entreprise formidable que j'adore avec notamment 220 000 salariés complètement engagés tous vers la mission et le projet de l'entreprise qui est la transformation écologique dans les territoires avec du concret des projets tels que ceux qu'on décrivait tout à l'heure. Là où petit à petit l'entreprise se transforme c'est qu'elle est de plus en plus internationale et de plus en plus technologique. On a fait des investissements massifs aux États-Unis notamment, mais pas uniquement, en Australie, en Amérique du Sud. Donc l'entreprise, elle est maintenant très présente dans 45 pays et à chaque fois on est dans les trois premiers de notre métier dans le pays en question. Donc quand on y va, c'est pour être bon et pour être fort. Donc finalement, on exporte le savoir-faire français si vous voulez, partout dans le monde. On parlait de l'eau dans les pays du golfe Persique. On vient rechercher les savoir-faire de Veolia, par exemple pour du dessalement d'eau de mer où on est numéro 1 mondial.
Interviewer 7:28 ↗
Donc c'est compétitif quand on n'a pas le choix. Le dessalement, il faut le faire.
Estelle Brachlianoff 7:31 ↗
Le dessalement. Le dessalement alors c'est la chose qu'il faut faire uniquement quand vous avez déjà fait tout le reste. Donc j'allais dire ne commençons pas par le dessalement. On finit par le dessalement quand on a évité les fuites dans les réseaux, éviter le gâchis à la maison, réutiliser les eaux usées. Et quand on a fait tout ça, alors au bout d'un moment, on a plus le choix. C'est le cas des pays du golfe, c'est le cas du sud de l'Europe. Mais il faut commencer par tout le reste d'abord. Et alors est-ce que c'est compétitif ? Ça l'est de plus en plus. Puisque quand je disais innovation et technologie, on a investi massivement pour que le dessalement soit de plus en plus économe en énergie et donc compétitif en prix. En gros, on a divisé par 5 le prix et la consommation d'énergie depuis 20 ans. Donc ça devient compétitif.
Interviewer 8:17 ↗
Dans les pays qu'il reste encore à conquérir et être dans le top 3, vous visez quoi ?
Estelle Brachlianoff 8:20 ↗
Alors conquérir, c'est pas forcément comme ça que je le vois. Où est-ce qu'il y a des besoins très forts ? Je disais, on est déjà présent dans 45 pays. 45 pays, c'est déjà beaucoup. Je n'ai pas l'ambition de couvrir l'ensemble du monde. Parce que je le disais, quand on est dans un pays, c'est pour être vraiment dans les meilleurs dans le pays. Donc je préfère concentrer mon attention sur et celle du groupe sur les endroits où on fait le plus de différence. Et la demande de nos services, elle est très forte déjà dans beaucoup de pays. Donc on a encore des voies de croissance nombreuses.

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Brachlianoff, E. (2026, July 4). Estelle Brachlianoff (Veolia) : “Notre action a encore du potentiel d’appréciation ! [Interview transcript]. Boursorama. CEOInterviews.AI. https://ceointerviews.ai/interview/1061216/

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Estelle Brachlianoff. "Estelle Brachlianoff (Veolia) : “Notre action a encore du potentiel d’appréciation !." Boursorama, 4 Jul. 2026. Transcript, CEOInterviews.AI, https://ceointerviews.ai/interview/1061216/.

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